Justice / Inégalités

Les jeunes « Indignés » campent au cœur des villes


30/05/2011

Apparu le 15 mai à Madrid, le mouvement des « Indignés » s'est répandu en une quinzaine de jours un peu partout en Europe : en France, des jeunes campent au cœur d'une trentaine de villes. Un sursaut civique et pacifique contre l'arrogance de la finance mondiale et l'impuissance des politiques.




Les jeunes « Indignés » campent au cœur des villes
Nul ne sait comment peut évoluer le mouvement des Indignés qui, à partir de Madrid, s'est répandu depuis la mi-mai en Europe. Pas plus Stéphane Hessel que d'autres, dont l'appel de l'hiver aura connu un écho incroyable.  Les manifestants de la Puerta Del Sol, à Madrid, par qui tout a commencé le 15 mai, tentent principalement de porter l'action dans les quartiers en organisant des assemblées locales.

Dans la foulée du "Printemps arabe" dont ils empruntent les méthodes pacifiques,  les Indignés sont en tous cas regardés avec sympathie par des sociétés malades de l'impuissance des gouvernements trois ans après la crise financière. Une fois de plus, des milliers de gens ordinaires vont peut-être changer le cours des choses, revitaliser la démocratie et permettre d'imaginer une vie meilleure...

Ci-dessous une sélection de reportages à travers l'Europe. Pour connaître les actions, voir le site réelledémocratie.






A Nantes (photo Le canard social)
A Nantes (photo Le canard social)






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Etouffant le ramdam, le Président a remballé le statut de Première Dame promis à sa mariée lors de sa chevauchée printanière vers le pouvoir. Brigitte (qui n'a d'ailleurs jamais prétendu au rôle d'un Philip d'Edimbourg, le grand consort anglais) va seulement voir sa Maison étoffée, plus de gens, un super standard peut-être. Pour un emploi familial, tapez 1. Un voisin bruyant, tapez 2. Un chat perdu, tapez 3. Etc. Mais pourquoi donc une Première Dame ? En Allemagne, l'époux d'Angela Merkel cultive un anonymat farouche : le rôle, il est vrai, n'est pas fait pour les hommes. Concrètement, la République n'a-t-elle pas ses médiateurs, ses serviteurs ? Pourquoi les Français, pour réveiller une administration parfois ensommeillée, devraient-ils compter sur l'oreiller de la Moitié ? En fait, il y a là, bien sûr, plus qu'un service rendu. Un symbole. Celui d'un peuple de sujets plus que de citoyens.

Michel Rouger

09/08/2017

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