Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Le premier salon de beauté solidaire


11/03/2012




Le premier salon de beauté solidaire
8 mars 2011 - 8 mars 2012 : un an d'activité au Salon social Joséphine dans le quartier de la Goutte d'Or à Paris. Créé par Lucia Iraci, coiffeuse depuis 20 ans, des mannequins des plus grands photographes de mode, le salon accueille les femmes en grande précarité.

Elles « ont aussi le droit d’être belles, et nous pouvons leur donner le meilleur.Ce n’est pas parce qu’elles sont au fond du trou qu’elles doivent y rester. Je ne supporte pas l’hypocrisie qui consiste à leur dire seulement de se débrouiller, d’aller travailler, alors qu’à ses propres enfants qui vont juste passer le bac, on va dire “arrange-toi un peu, habille-toi bien” ! » C'est ce que confie Lucia Iraci à Catherine Capdeville du site Egalité - les hommes et les femmes font l'info

Trois salarié-e-s et une cinquantaine de bénévoles lavent, coupent, teignent les cheveux pour la somme modique de trois euros. On peut aussi se faire maquiller, suivre des cours de yoga et sophrologie. On y prête des vêtements pour un entretien d'embauche. On y reçoit des conseils de juriste, gynécologue, dermatologue, psychologue, tout ce qui peut servir à lever les barrages à la réinsertion et qui aide à retrouver l'estime de soi. 

Pour en savoir plus, cliquer sur Salon social Joséphine











Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Notre Dame de France

Etouffant le ramdam, le Président a remballé le statut de Première Dame promis à sa mariée lors de sa chevauchée printanière vers le pouvoir. Brigitte (qui n'a d'ailleurs jamais prétendu au rôle d'un Philip d'Edimbourg, le grand consort anglais) va seulement voir sa Maison étoffée, plus de gens, un super standard peut-être. Pour un emploi familial, tapez 1. Un voisin bruyant, tapez 2. Un chat perdu, tapez 3. Etc. Mais pourquoi donc une Première Dame ? En Allemagne, l'époux d'Angela Merkel cultive un anonymat farouche : le rôle, il est vrai, n'est pas fait pour les hommes. Concrètement, la République n'a-t-elle pas ses médiateurs, ses serviteurs ? Pourquoi les Français, pour réveiller une administration parfois ensommeillée, devraient-ils compter sur l'oreiller de la Moitié ? En fait, il y a là, bien sûr, plus qu'un service rendu. Un symbole. Celui d'un peuple de sujets plus que de citoyens.

Michel Rouger

09/08/2017

Nono



Webdoc "Les 11 de Saint Péran"