Vu, Lu, Entendu...

Jean-Claude, mon chez moi sur le trottoir


15/09/2016



L'équipe de Sans A  veut « Rendre Visibles les Invisibles » pour « lutter contre les préjugés et les stéréotypes (...), changer le regard de tous sur les exclus et encourager l’action de chacun à son échelle. » Louise S. Vignaud (pour le texte) et Benjamin Girette (pour les photos) ont ainsi rencontré Jean-Claude qui vit dans la rue à Paris et nous font partager son histoire et sa vie dans un reportage qu'ils ont intitulé Jean-Claude, mon chez moi sur le trottoir.

« Avec une enfance digne des Misérables, dix ans de cabane et trente ans de rue,  commencent-ils, Jean-Claude n’a jamais pu jouir d’une véritable intimité. Bains-douches, toilettes publiques et amour en pleine rue, le grand-père du quartier Jaurès (XIXème arrondissement) à Paris a dû, comme beaucoup d’autres, s’adapter. Mais même sur le trottoir, on a besoin d’un coin à soi. Jean-Claude lui, n’a jamais bougé du sien et l’a même aménagé. Il est aujourd’hui une figure du quartier. Les riverains, il les a connus tout-petits et les a vus grandir. Et pour la majorité d’entre eux, Jean-Claude est ici chez lui. »...

 




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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono