Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

A la rencontre de l'humanité enfermée


16/06/2014



A la rencontre de l'humanité enfermée
Le premier contrôleur général des lieux de privation de liberté tire sa révérence. Dans "L'humanité mise aux arrêts", un article publié le 6 juin dernier dans le journal Libération, Jean-Marie Delarue livre les anecdotes fortes qui ont émaillé son mandat. Six ans à visiter prisons, hôpitaux psychiatriques, centres de rétention, locaux de garde à vue et centres éducatifs fermés. Qu'ils soient détenus ou surveillants, les personnages dont il témoigne concentrent tout ce que ces lieux d'enfermement peuvent receler de violence et d'humanité. L'ex-contrôleur les raconte avec une forme de tendresse. De tendresse pour l'humanité. 

A lire aussi, "Ce que je n'excuse pas, c'est la résignation des pouvoirs publics", sa dernière interview de contrôleur, publiée sur le blog "Libertés surveillées" du Monde.fr. 
 






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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono