Vie du site

Un bel anniversaire


15/03/2016

Une fois n'est pas coutume, nous consacrons la une d'Histoires Ordinaires à notre aventure collective depuis cinq ans. A l'occasion de l'assemblée générale, pour fêter cet anniversaire, nous avons réuni les adhérents et "amis d'histoires ordinaires" autour du comédien Jean Luc Bansard et de la chanteuse Asma Trihan qui nous ont fait le riche cadeau de leur spectacle, "Contes humoristiques Palestiniens".




Les amis d'Histoires Ordinaire avaient rendez-vous salle de la MIR (Maison Internationale de Rennes).
Les amis d'Histoires Ordinaire avaient rendez-vous salle de la MIR (Maison Internationale de Rennes).
La salle de la MIR (Maison Internationale de Rennes) était comble ce dimanche 13 mars, la plupart des adhérents et amis d'Histoires Ordinaires ayant répondu à l'invitation de fêter ensemble le cinquième anniversaire du webmagazine.

D'entrée, Jean Luc Bansard, directeur de la compagnie théâtre Le Tiroir de Laval (auquel nous avions consacré un portrait)  a offert, en guise de cadeau d'anniversaire, son spectacle "contes humoristiques de Palestine". Pendant plus d'une heure, son récit rythmé par les mélopées en langue Arabe de Asma Trihan, a embarqué le public dans un univers malicieux et poétique, nous faisant partager "les rêves d'un peuple qui révèle là son identité particulière". 

 



A découvrir ou à réentendre, des extraits du spectacle "contes humoristiques palestiniens" écrit et interprété par Jean Luc Bansard, compagnie Théâtre du Tiroir, avec Asma Trihan.


 



Evoquer en une courte vidéo les quelques 300 portraits réalisés et diffusés en 5 ans et 5 mois par la petite équipe de rédaction est une gageure. A en croire les applaudissements nourris de l'assemblée l'exercice semble réussi. 
 

Les échos de l'Assemblée Générale

Michel Rouger lance le débat de l'AG
Michel Rouger lance le débat de l'AG

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Chaque année, l'assemblée générale permet de recueillir les avis et suggestions des adhérents / lecteurs. Deux points de vue complémentaires résument bien leur retours encourageants. " Vraiment vous faites un travail très utile et nous prenons un grand plaisir à la découverte des portraits, mais c'est trop, chaque semaine ! On n'a pas le temps de lire et de visionner tous vos reportages... " Mais c'est pas grave. Le vendredi on repère le sujet et, selon l'intérêt et nos disponibilité, on peut y revenir ". 

Dans cette perspective, Michel Rouger insiste sur le caractère intemporel des portraits en constatant que la plupart ont une très longue vie, accumulant les lecteurs au fil des semaines, des mois et des années. Ces constats nourrissent la réflexion de l'équipe de rédaction sur l'évolution du site. "Notre idée pour cette année, annonce Michel, est de remettre en perspective régulièrement les contenus sous forme de dossiers thématiques ou pour illustrer une actualité. Nous venons de le faire à l'occasion de la sortie du film Demain.".

"Nous pensons aussi, pour dépasser les limites de notre équipe de rédaction restreinte, faire du site histoiresordinaires.fr une véritable plate-forme ouverte à l'expression et aux initiatives éditoriales (sous formes écrites ou audiovisuelles) de personnes ou de groupes partageant notre projet ". C'est dans cette perspective que se sont renforcés les liens avec des équipes comme celles de "Sideways" ou de "on passe à l'acte".
 

Marie-Anne Divet animatrice des éditions Histoires Ordinaires
Marie-Anne Divet animatrice des éditions Histoires Ordinaires

Au delà du site, les éditions Histoires Ordinaires prennent de l'ampleur

L'analyse des comptes établis par Bertrand Durosoy et Abdès Maghnaoui le démontre clairement, l'activité de l'association Histoires Ordinaires s'est largement diversifiée depuis cinq ans en donnant naissance à une intense activité éditoriale écrite et audiovisuelle.

D'abord inscrite en prolongement du site avec "Rennaises" et "Hola desde Cuba", l'édition de livres, sous l'impulsion de Marie-Anne Divet et de sa petite équipe, a pris avec "Un Parfum de victoire" un caractère plus autonome. Le livre devient support à des prolongements de type animation et intervention sociale comme le Forum citoyen sur le thème parentalité et handicap qui se déroulera à l'IFPEC de RENNES le 28 juin. Marie-Anne envisage au delà de cette journée, la mise en place d'une plateforme collaborative. 

L'expérience et le savoir faire d'éditeur, acquis en trois ans, amènent l'association à proposer à des groupes l'aide et le support à l'édition. Deux projets sont en cours de réalisation. D'abord avec le concours de Magali, maman non voyante, la conception et l'édition d'un livre tactile "Croque note", média de communication entre la mère et l'enfant. De même, avec l'association "Cogite à tout et bouge tes neuronnes" l'appui à la réalisation et à l'édition d'un livre audiovisuel de poèmes et ritournelles composées par des personnes déficientes mentales.

Claire, Magali et Marie Annick parlent du projet "Croque notes"
Claire, Magali et Marie Annick parlent du projet "Croque notes"

 

Agnès Blaire porteuse du projet d'aide à l'édition "Ritournelles et comptines"
Agnès Blaire porteuse du projet d'aide à l'édition "Ritournelles et comptines"

Alain Jaunault impulse avec Marie-Anne Divet la dimension multi-média du site. Il porte le projet de webdoc "les 11 de Saint Péran".
Alain Jaunault impulse avec Marie-Anne Divet la dimension multi-média du site. Il porte le projet de webdoc "les 11 de Saint Péran".

Livres DVD et webdocumentaire, une démarche de plus en plus multi-média.

La dimension audiovisuelle des projets d'édition s'affirme à l'instar du DVD associé à Parfum de Victoire ou de la vidéo présentant le livre "Le rencard des mots dits".

2016 verra l'aboutissement du premier webdocumentaire : "les 11 de Saint Peran." Alain Jaunault a confirmé sa mise en ligne en fin juillet ou début septembre. L'équipe de réalisation a besoin de ce délai supplémentaire de quatre mois pour finaliser la production après un an de reportages sur les évènements de la commune. " 85% des reportages audio-visuels ont été réalisés. Il reste à compléter l'enquête autour de thématiques que ne permettent pas d'illustrer la seule approche évènementielle.

La production du webdocumentaire a été l'occasion d'expérimenter le financement participatif (crowdfunding). "Nous avons collecté près de 3000 € sur la plateforme Ulule", rappelle Alain Jaunault. Il se montre cependant un peu sceptique sur la valeur ajoutée de ce service :  " Les contributions financières viennent essentiellement du réseau des amis et lecteurs d'Histoires Ordinaires et nous aurions pu les récolter directement sur notre site. Je n'ai pas constaté que le site Ulule ait propulsé le projet au delà de la promotion que nous avons nous même assuré ! " Ce financement a permis de rémunérer la contribution de deux journalistes - Marie Noblet et Tugdual Ruellan - et surtout de s'assurer le soutien technique en prise de vue et montage de Marvin Michiélini. Ces concours professionnels sont nécessaires à la maîtrise du projet mais vont être limités par le volume restreint des fonds disponibles. Comme pour le site et les éditions c'est l'implication et les compétences bénévoles qui assurent la production.

 

Bertrand Durosoy (avec Abdes Maghnaoui) maître des chiffres.
Bertrand Durosoy (avec Abdes Maghnaoui) maître des chiffres.

Les réseau des amis d'Histoires Ordinaires : adhérer, diffuser, participer...

Bertrand Durosoy a précisé que les adhésions constituent aujourd'hui 11 % des recettes de l'association auxquels se sont ajoutés une petite part de dons et les recettes du crowfunding. La contribution financière des adhérents et lecteurs n'est donc pas négligeable. 

Mais ce n'est pas uniquement sous cette forme financière que les amis d'Histoires Ordinaires peuvent soutenir le projet. Alain Jaunault insiste d'abord sur l'importance du soutien actif à la diffusion : " Rien de plus facile pour ceux qui sont habitués des réseaux sociaux de "partager" ou "retweeter" nos posts relayant sur le site. Ne vous limitez pas à cliquer sur "aimer".  Pour ceux qui ne sont pas usagers des  réseaux sociaux - et ils sont nombreux parmi nos lecteurs -  il est aussi facile de faire suivre la "newsletter" par mail à vos listes de contacts . "

Au delà de ces contributions de soutien, de nombreuses voies existent pour participer bénévolement au fonctionnement du site et de l'association. Michel Rouger en dresse une longue liste. " Selon vos compétences et votre disponibilité vous pouvez : enregistrer des versions audio des histoires (c'est un besoin pressant pour tenir notre engagement d'un site accessible aux non voyants ou faibles lecteurs) ; traduire les textes pour développer une édition multilingue en breton, gallo, anglais ; relire les reportages pour les corriger avant (ou après leur mise en ligne) ; proposer des sujets et rédiger des "vu lu entendu" ; animer un blog thématique ou local, assurer l'administration des pages facebook et twitter ; faire le lien entre adhérents de votre ville, territoire, participer aux tâches administratives. Et tout ce que nous n'envisageons pas encore... "
 

Initiateur et principal artisan du webmagazine depuis 5 ans, Michel Rouger souhaite en faire une plate-forme ouverte aux initiatives éditoriales (écrites et multimédia), entrant dans l'esprit et les valeurs fondatrices du projet. Une manière aussi pour lui de libérer du temps pour d'autres projets.
Initiateur et principal artisan du webmagazine depuis 5 ans, Michel Rouger souhaite en faire une plate-forme ouverte aux initiatives éditoriales (écrites et multimédia), entrant dans l'esprit et les valeurs fondatrices du projet. Une manière aussi pour lui de libérer du temps pour d'autres projets.

Signaler de belles histoires et, pourquoi pas, devenir rédacteur

" Le passage à l'écrit ou à la réalisation audio visuel peut sembler difficile pour qui n'en a pas la pratique habituelle, relève Alain Jaunault. Mais il existe un moyen plus simple et familier : réaliser une interview enregistrée. Pour cela on peut utiliser son portable qui offre de plus en plus cette fonction et nous pouvons aussi prêter un enregistreur numérique. La conduite de l'interview se fait sous forme de conversation libre ou à partir d'un canevas type. Ces documents audio bruts pourront ensuite être transcrits ou montés par les rédacteurs/réalisateurs d'Histoires Ordinaires. Voila une bonne manière de se former au journalisme ". Une formation-action dont ont bénéficié les journalistes amateurs de l'équipe de rédaction avec l'appui et sous le contrôle bienveillant de Michel Rouger dont la compétence et la rigueur professionnelle assurent la qualité journalistique et l'intégrité rédactionnelle revendiqué par le projet éditorial.

... Dans la convivialité 

Après la clôture de l'assemblée générale les débats et les rencontres se sont poursuivis pendant plus d'une heure et demi, autour d'un buffet mitonné par le trio d'animation du réseau des amis d'histoires ordinaire, Colette Corre, Jicky Baron et Agnès Blaire. 

Rédaction et reportage vidéo, Alain JAUNAULT.
Reportage photos, Bernard LOUVEL.

Diaporama : Photos de scène de Bernard Louvel






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Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono