Vie du site

Histoires Ordinaires ouvre une nouvelle page


20/02/2014

Exceptionnellement, cette semaine, à la suite de son assemblée générale, Histoires Ordinaires partage sa vie avec ses lecteurs. Son évolution, ses projets. Le site a ouvert une nouvelle page en 2013 : naissance des premiers livres, embauche de journalistes pigistes, développement du réseau des adhérents. Les adhérents constituent le principal pilier d'Histoires Ordinaires. L'objectif est d'en doubler le nombre en 2014.




Les rapports ont été votés à l'unanimité
Les rapports ont été votés à l'unanimité
Il y a, à Rennes, une salle de théâtre pas ordinaire, centenaire, l'âme en bois brut, dont les os craquent à chacun de vos pas, brisés par des générations de comédiens amateurs, des anonymes de la scène, passionnés, solidaires, engagés, voire rebelles... Sûr que ce théâtre ferait une belle histoire ordinaire ! Ou alors le site pourrait passer contrat avec ses artistes pour porter plus loin la voix des citoyens présentés chaque semaine. Justement, en juin dernier, un ami d'Histoires Ordinaires en a eu l'idée...
 
Nous sommes donc là, ce soir, accueillis par les aubergistes de l' « ADEC-Maison du Théâtre Amateur » comme on l'appelle aujourd'hui :  François Oguet, le président, et Yvan Dromer, le directeur. Deux comédiens, Pierrette Grasmenil et Jean-Michel Garrau, s'apprêtent à lire quelques histoires parues sur le site, poétisant notre assemblée générale annuelle. Les deux lecteurs entament « Le comédien ouvrier a mis le théâtre du monde dans son tiroir ». L'assemblée générale commence.

« Le comédien ouvrier » est l'une des 48 histoires glanées en 2013. Une belle année pour Histoires Ordinaires : tous les rapports de l'AG convergent. Entre la scène et les fauteuils rouges, les voix de la rédaction de succèdent :  « Ces 48 nouveaux portraits portent à 180 aujourd'hui le nombre des histoires vivant sur le site » (Rendez-vous début juin pour le cap de la 200ᵉ...) ; s'y ajoutent une bibliothèque de quelque 560 « Vu, lu, entendu », qui nous emmènent voir le monde, comment il va ou... ne va pas ; les blogs, les billets, les dessins de Nono... »

« Sans les adhérents, ni livres ni emploi de pigistes ne pourraient exister »

Les voix continuent, habiles dans l'impro mais fidèles aux canons associatifs. Résumons comment Histoires Ordinaires, trois ans après sa naissance, a véritablement ouvert une nouvelle page en 2013.
 
Un premier ouvrage est né, « Rennaises », une compilation de portraits publiée en mars à l'occasion de la Journée internationale des femmes et avec le soutien de la Ville de Rennes. Un second ouvrage a suivi en fin d'année, « Quand on y repense... »,  qui rassemble deux années de billets hebdos. « L'édition papier, prévue dès l'origine, est devenue, en 2013, réalité. »
 
Second événement majeur : l'emploi de journalistes pigistes. Une autre priorité affirmée  au lancement du site : « Les pigistes, pour les reportages, doivent se substituer peu à peu aux bénévoles. »
 
Troisième fait marquant : la naissance réelle, à la suite du mouvement d'adhésions lancé à la fin de 2012, du Réseau des Amis d'Histoires Ordinaires. Cent trente-huit adhérents soutiennent aujourd'hui le site. « Sans les adhérents, ni livres ni emploi de pigistes, ne pourraient exister. »

Moment de réflexion au sein de la rédaction
Moment de réflexion au sein de la rédaction

Une audience multipliée par deux

Autres nouveautés : les liens tissés avec des partenaires, tels l'ADEC et l'association BàBDP  qui « défend l'égalité citoyenne entre sourds et entendants », ainsi que les soutiens publics ou privés, Ville de Rennes en tête, apportés à des projets. 
 
Fort de tout cela, d'une maquette rajeunie, d'une équipe de rédaction renforcée au fil des mois, Histoires Ordinaires « a doublé son audience passant de 6 000 à 12 000 lecteurs différents chaque mois. » L'équipe affiche donc un moral au beau fixe en ce soir du 30 janvier devant la soixantaine d'adhérents présents venus principalement de Rennes et des environs : pas facile, pour trois heures de réunion, de venir d'Aix, de Paris ou de Béthune, de Normandie ou du Poitou, du Finistère ou de Lozère. Sauf pour Rémi, le bourlingueur de Saint-Nazaire...
 
Et l'assemblée – équipe et adhérents – sent qu'on peut aller beaucoup plus loin. La niche journalistique d'Histoires Ordinaires, le reportage exclusivement humaniste sur les citoyens méconnus actifs dans leurs milieux de vie, leurs territoires, peut grandir. Sur la scène, les comédiens de l'ADEC racontent l'histoire de l'épicerie coopérative d'Augan dans le Morbihan : Histoires Ordinaires est en route aussi vers l'économie sociale et solidaire.

Projets 2014 : trois livres, une version audio… 300 adhérents

Dans l'immédiat, un nouveau palier va être franchi en 2014. Les projets restent axés sur quatre orientations majeures : « Cultiver toujours davantage la qualité des histoires ; être accessible au public le plus large ; développer l'emploi des pigistes ; renforcer le Réseau des Amis d'Histoires Ordinaires. »
 
Tout y concourt. Côté livres, le principal projet est le livre/dvd « Maternité, parentalité et personnes handicapées » en cours de réalisation avec de jeunes pigistes. Le soutien de la Ville de Rennes est acquis, d'autres sont en cours. La Ville soutient aussi le second ouvrage qui reprendra les histoires du blog « Hola desde Cuba ». Un troisième est également lancé : les écrits d'un groupe de chômeurs de Redon. Va être enfin mise à l'étude en 2014 l'édition de livres numériques.
 
Le site lui-même, pour mieux atteindre tous les publics, va développer les versions audio. Les histoires lues à l'AG et que l'on peut écouter ci-dessous, constituent un début. Des conteuses doivent commencer les enregistrements au premier semestre. Les partenariats avec BàBDP (langue des sourds), l'ADEC (lectures théâtralisées) vont être suivis d'autres accords pour des lectures publiques.

Mais, pour réussir tout cela et bien d'autres projets actuellement dans les cartons, pour développer l'emploi de journalistes pigistes (un tiers des reportages prévus en 2014 contre un quart en 2013), il faut qu'Histoires Ordinaires réussisse un pari : doubler le nombre de ses adhérents. Viser, pour faire simple, 300 Amis d'Histoires Ordinaires. L'adhésion est simple – cliquer ici – et reste fixée à 20 € par an pour être accessible à tous... chacun pouvant tout à fait la majorer.

Échange d'idées entre adhérents
Échange d'idées entre adhérents

Paroles d'adhérents

Ce n'est pas seulement une question de moyens. C'est une question de principe ! Histoires Ordinaires se nourrit de ses adhérents et, au-delà, de ses lecteurs.

Dans la salle, maintenant, les adhérents, par groupes, échangent leurs idées. Exemples :
 
« Nous pouvons transmettre des noms de personnes dont les histoires nous touchent, qui ont des quêtes, des combats personnels, des luttes, des défis, il faut apprendre à être réactif. »
 
« Chacun peut trouver des adhérents par ses réseaux d'amis, les réseaux sociaux, les réseaux d'économie sociale et participative, du développement durable, des écoles de citoyens... »
 
« On peut envoyer le lien Histoires Ordinaires aux gens qu'on connaît, l'ajouter à sa signature, le mettre sur son blog, sur le site de son association. »
 
« On proposer un partage vivant des histoires à la médiathèque, à l'école, près des jeunes publics à la maison de retraite, au bistrot... »
 
La boîte à idées s'est bien garnie. Et reste ouverte... Les comédiens sont réapparus sur la scène pour la dernière histoire : « José, une crème de cuisinier au bas des tours ». Et ses derniers mots : « La tendresse, c'est là le secret. » Puis Marie Chiff'mine, l'amie conteuse que vous pouvez retrouver dans ce reportage, a commencé à chanter…
 

L'assemblée générale en images


Histoires Ordinaires ouvre une nouvelle page





Conclusion en chanson avec Marie Chiff'mine

marie_chifmine_1.mp3 Marie Chiff'mine.mp3  (2.71 Mo)






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Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono