Vu, lu, entendu... Travail

Cancers ouvriers : un appel à se mobiliser


07/08/2012



Cancers ouvriers : un appel à se mobiliser

En refusant la Légion d'honneur accordée par la ministre du Logement Cécile Duflot,  Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche spécialiste des cancers professionnels, a voulu notamment dénoncer l' « indifférence » qui enveloppe la santé au travail et « l’impunité qui, jusqu’à ce jour, protège les responsables de crimes industriels ». Annie Thébaud-Mony, présidente de l'association Henri Pézerat, qui se consacre au travail, à la santé et l'environnement, réclame les moyens financiers qui s'imposent et un meilleur statut pour les jeunes chercheurs, contraints à la précarité. 

« Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail », souligne la chercheuse, à travers par exemple «l’accumulation des impasses environnementales, en matière d’amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques ». Annie Thébaud-Mony veut ainsi lancer « un appel à la mobilisation citoyenne, mais aussi parlementaire et gouvernementale, pour le respect des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité ».
 

 L'un des ouvrages d'Annie Thébaud-Mony :

« Travailler peut nuire gravement à votre santé », Éditions La Découverte Poche/Essais, 294 pages, 10,20 €

 Deux interviewes parmi d'autres :

 « Cancers professionnels : une réalité sous-estimée »


« Cancers pro : la chape de plomb »







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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono