Alternatives

A la rencontre de drôles de "faiseurs" qui changent le monde.


26/05/2016

De 7 à 77 ans (et même plus...) les "Makers" s'approprient et transforment les techniques pour "faire eux même", imaginer, créer et apprendre ensemble, en réseau planétaire. 21 portraits instantanés de "faiseurs", rencontrés à la "Mini Maker Faire 2016" de Saint-Malo (mini foire des faiseurs).




A la rencontre de drôles de "faiseurs" qui changent le monde.
En parcourant pendant deux jours les allées noires de monde de la seconde édition de la "Mini Maker Faire" de Saint Malo, on s'immerge dans une communauté vivante, intergénérationnelle et multiculturelle.

Ici, dans le hall flambant neuf du lycée Maritime de Saint Malo, s'imagine et s'agite un autre monde, peuplé de citoyens créatifs,  autonomes et solidaires, qui veulent se libérer des diktats des marchands de technologies.

Un reportage vidéo de Alain Jaunault
pour Histoires ordinaires
.

 

Les Petits Hackers

Tristan et Tristan sont de jeunes membres très actifs du club des petits hackers de la "Maison du Libre" de Brest. Ils imaginent des solutions pratiques pour faciliter la vie quotidienne. Le temps d'un week-end, ils ont partagé leurs connaissances en robotique avec de jeunes lycéens malouins.

Quant à Vladimir, 17 ans, depuis deux ans il conçoit et construit son robot en partageant les connaissances de la communauté "makers" sur internet et en récupérant autour de lui les composants électroniques et mécaniques nécessaires pour donner vie à sa machine.

 

Créateurs poètes, ils inventent de drôles de machines à musique.

Baptiste, inventeur du "machin", officiellement étudiant, réellement poète, détourne les machines à musique (la boite à rythme Rolland) et invente d'étranges marionnettes (à écouter sur souncloud).

Marc, technicien du spectacle, s'est emparé du "sonotron", une table qui transforme les objets en son et permet toutes les "performances" visuelles et sonores.

 

Dans les "Fab Labs" ils développent des projets fous et très utiles.

Les ateliers de la Flibuste à Saint Malo ou le G'Lab  à Dol de Bretagne se sont créés dans le sillage de la première "Mini Maker Faire". Deux clubs de geeks enthousiastes et follement créatifs mais pas seulement : à la Flibuste, Damien et son frère Jonatan ont réinventé une fonderie et produisent un aluminium pur, alors que Nicolas développe, au service des personnes handicapées,  "le porte verre universel". On voit aussi que les filles savent prendre toute leur place dans un univers technophile réputé un brin macho.

Ils récupèrent, réparent ou reconditionnent les matériels

Hervé, avec l'association Thot C.I.S de  Binic, lutte contre la fracture numérique. Il reconditionne les ordinateurs usagers et les met à disposition des personnes qui n'ont pas les moyens de s'équiper. Il travaille en lien avec Bruno, du collectif Emmabuntüs.


Les membres de l'association des trois maisons (à Rennes, Vitré et Redon) ont créé et animent le "Repair Café " un temps et un lieu ouvert à tous et un service gratuit de réparation des matériels ménagers. Mieux, on peut apprendre à réparer soi même. Il existe aujourd'hui plus de 1000 "Repair cafés" dans le monde.

Dans le même esprit, Yann, à l'Atelier de la petite reine, vous apprend à réparer votre deux roues.

 

Ils se forment en développant des projets novateurs.

A l'IUT de Rennes Mikaël est "enseignant de projets". Il propose à ses étudiants des problèmes à résoudre et les appuie dans la conduite du projet. Adepte de la petite reine, Mikaël a défini le cahier des charges d'un gilet lumineux pour que les cyclistes soient bien visibles sur la route.

Florian, lors de ses études de Designer Produit a développé un projet  de "modules à brancher" qui permettent de créer des ensembles décoratifs ou fonctionnels pour la maison. Il s'est ainsi formé à l'électronique et recherche des industriels intéressés par le concept.

 

Ils font de leur passion un métier

Elodie, ancienne institutrice, a imaginé pour les enfants des kits de cuisine facile. Dans un flacon, elle empile de manière artistique les composants de base de la recette (de qualité bio). Il ne reste plus qu'à l'exécuter en ajoutant selon le plat eau, lait, légumes, viandes ou poissons... Aujourd'hui elle en fait son activité professionnelle principale.

Damien, enfant, adorait jouer avec les légos et autres jeux de construction. Il en a fait un jeu pédagogique d'entreprise pour former les équipes à la communication.

Frédéric, pour reprendre pieds après un licenciement, propose aux enfants des activités d'initiation à la programmation à l'aide de petit robots très ludiques. L'apprentissage de la robotique comme on prend des cours de piano ! www.www.technoz.fr

 Etudiants ingénieurs, désigners, pédagogues, à l'instar de Clément et Camille, ils ont contribué à la création et travaillent au sein du Lowtech lab. Un concept très innovant de "Fab lab des mers" au service du développement. Suivre le Nomade des mers ICI.


 





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 12 Juillet 2013 - 07:20 Alec Somoza, le conférencier provocateur



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono