Vu, Lu, Entendu...

Une maison de retraite coopérative, écologique, populaire


18/02/2016



Pour Basta !, Sophie Chapelle s'est rendue dans un quartier de Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon, pour rencontrer quelques-uns des retraités réunis autour du projet « Chamarel - Les Barges » : une coopérative d’habitants pour personnes vieillissantes en train de construire un ensemble de seize logements. Entamés début décembre 2015, les travaux devraient être achevés mi-2017.

L'aventure racontée par Sophie Chapelle commence il y a sept ans à la suite d'une discussion entre deux amies s'interrogeant sur leur vieillissement et ses conséquences pour leurs proches. Une association est créée. A la base du projet Chamarel, il y a la volonté de garder la maîtrise de sa vie et d'interpeller aussi la société : « Les vieux deviennent des marchandises et certains s’en mettent plein les poches », déclare Jean, l'un des retraités ; « Tous les soins échappent à la décision de la famille, on devient assistés, complète Hélène, alors que, nous, on veut être acteurs de nos vies. »

C'est ainsi que s'élève aujourd'hui une maison de retraite coopérative, à la fois écologique, adaptée aux personnes vieillissantes et « un lieu ouvert, empreint d’éducation populaire », constate aussi la journaliste de Basta !.




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Le billet de la semaine

​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono