Vu, Lu, Entendu...

Une maison de retraite coopérative, écologique, populaire


18/02/2016



Pour Basta !, Sophie Chapelle s'est rendue dans un quartier de Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon, pour rencontrer quelques-uns des retraités réunis autour du projet « Chamarel - Les Barges » : une coopérative d’habitants pour personnes vieillissantes en train de construire un ensemble de seize logements. Entamés début décembre 2015, les travaux devraient être achevés mi-2017.

L'aventure racontée par Sophie Chapelle commence il y a sept ans à la suite d'une discussion entre deux amies s'interrogeant sur leur vieillissement et ses conséquences pour leurs proches. Une association est créée. A la base du projet Chamarel, il y a la volonté de garder la maîtrise de sa vie et d'interpeller aussi la société : « Les vieux deviennent des marchandises et certains s’en mettent plein les poches », déclare Jean, l'un des retraités ; « Tous les soins échappent à la décision de la famille, on devient assistés, complète Hélène, alors que, nous, on veut être acteurs de nos vies. »

C'est ainsi que s'élève aujourd'hui une maison de retraite coopérative, à la fois écologique, adaptée aux personnes vieillissantes et « un lieu ouvert, empreint d’éducation populaire », constate aussi la journaliste de Basta !.




Nouveau commentaire :







Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Le mal des soignants

Un mal ronge le milieu de la santé : la violence sur les jeunes en formation. Un nouveau diagnostic révèle même un aggravation chez les futurs infirmier.e.s. Ils se déclarent stressés (78%), épuisés psychologiquement (62%), usagers parfois de psychotropes (27%) et pas seulement à cause du poids des études ou de la précarité qui les oblige à bosser : ils se disent aussi victimes de discriminations (36,5%), de harcèlement (33,4%)... Le milieu n'a jamais été d'une grande douceur mais l'austérité injectée à haute dose depuis des années a mis les soignants eux-mêmes sous tension. Le mal frappe à tous les étages mais le principal c'est que les comptes de la Sécurité Sociale, eux, se portent mieux. 

Michel Rouger

21/09/2017

Nono



Webdoc "Les 11 de Saint Péran"