Le billet

​Peste moderne


19/10/2017




Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

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Parviendront-on un jour à déloger des grands fonds de la bureaucratie européenne les forces mystérieuses qui poussent à la destruction de systèmes vivants déjà bien mal en point ? Au moment même où 15 000 scientifiques de 184 pays alertent sur la dégradation sans précédent de la vie sur la Planète, la Commission européenne continue de favoriser la pêche électrique pourtant officiellement interdite depuis près de vingt ans. Aussi déterminés à soutenir les pêcheurs néerlandais que les Monsanto et autres industriels grands producteurs de perturbateurs endocriniens, les technopirates bruxellois ont d'abord contourné l'interdiction par des dérogations. Aujourd'hui, ils demandent aux députés européens de banaliser cette pêche hautement destructrice. Par quelle impulsion pourrait-on les empêcher de nous envoyer par le fond ?

Michel Rouger

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