Rebelles non-violents

Non à la vente d'armes à la Syrie

Mardi 12 Juin 2012


Mardi 12 juin,  des activistes syriens ont déposé des peluches dégoulinante de sang artificiel face au Louvre. Ils voulaient mettre en face de leurs responsabiltés les invités à la soirée de gala du salon de l'armement Eurosatory. L'amoncellement de jouets ensanglantés symbolise le massacre des enfants et rappelle aux fabricants et acheteurs d'armes à quoi elles servent : à torturer et à tuer. La France a-t-elle quelque chose à voir avec cela ?

Une convention entre Thales - Rosoboronexport 

Rosoboronexport, le fabricant russe d'hélicoptères de combat, de chars miniatures, de systèmes de missiles antichars... est bien présent au salon de l'armement terrestre et aéroterrestre à Villepinte à Paris. Les accusations de vente d'armes au régine de Bassar al-Assad ne l'ont pas freiné. 

Au contraire, le fabricant russe est fier d'avoir signé avec la société française Thales une convention de licence pour la fabrication de caméras thermiques qui équiperont des blindés. Partiront-ils aussi en Syrie où la répression a déjà fait 13 000 morts ? 

Rappelons que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ( la Chine,les Etats-Unis, la France, la Russie et le Royaume-Uni ) représentent 88% du commerce international des armes. Selon Avaaz, en 2011, la Russie a envoyé pour plus de 960 millions de dollars d'armes en Syrie. Une pétition, appelant l'Inde et les Etats-Unis à boycotter Rosoboronexport, a recueilli plus de 480 000 signatures.

Pour signez la pétition d'Avaaz, cliquez ici



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Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

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