Rebelles non-violents

En Inde, la jupe non-violente

Lundi 21 Janvier 2013


En Inde, la jupe non-violente
Suite aux viols collectifs qui ont fait la Une des journaux dans le monde entier, 25 hommes en jupe ont rejoint les 200 militants de Cubbon Park à Bangalore ( Inde ) pour manifester contre les violences faites aux femmes. Une façon de mettre en évidence que ce n'est pas le port de la jupe qui invite à l'agression sexuelle comme semblent le penser certains politiciens.

Dans la vidéo ci-dessous, ils expliquent : « Porter une jupe ne fait pas de moi une femme, vêtir une jupe est mon choix et les femmes devraient avoir le même choix que moi. Personne ne conteste mon choix alors que les femmes sont tenues responsables des vêtements qu'elles portent et des choix qu'elles font. Elles doivent avoir les mêmes droits que les hommes. Ce n'est pas parce qu'on porte d'une jupe qu'on doit être violé. Si je suis un garçon et que je porte une jupe, je ne serai pas inquiété. Ce n'est pas vrai pour une fille. La violence sexuelle, ce n'est pas la jupe qui la provoque mais l'idée admise qu'une femme peut être violentée. »

Ils ont appelé les hommes à rejoindre les femmes pour briser les barrières et instaurer l'égalité : « Les femmes ont droit à part égale à la liberté, la sécurité et la justice dans ce pays. Nous demandons aux hommes de sortir comme une démonstration de soutien de l'Inde et montrer aux femmes qu'elles ne combattent pas seules. Hommes et femmes, ensemble, comme une communauté contre la violence. »

Selon le Bureau national des archives du crime, une femme est violée toutes les 20 minutes en Inde. Delhi a les pires statistiques de toutes les villes indiennes avec 635 agressions sexuelles en 2012, dont 25% de viol. Une femme y est violée toutes les 14 heures.




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Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

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