Rebelles non-violents

Les sénégalaises appellent à des élections sans violence

Mardi 6 Mars 2012


« Notre objectif, c'est de faire en sorte que les différents candidats et les parties prenantes se retrouvent et discutent pour renouer le fil du dialogue et que cessent les violences dans notre pays » a déclaré Bineta Diop, présidente de l'ONG Femmes Africa Solidarité lors de la conférence de la « Plateforme de veille des femmes pour des élections apaisées au Sénégal ».

A l'origine de la Plateforme, le cri de douleur des femmes suite au décès de Mamadou Diop, l'étudiant tué place de l'Obélisque au cours d'une manifestation. « Nous avions crié et personne ne nous a entendues, les violences ont repris de plus belle. Nous continuerons à crier et nous pleurerons s'il le faut jusqu'à ce qu'on nous entende. » a martelé Abibatou Mbaye du Groupe d'Initiatives des Femmes ( GIF ), membre de la Plateforme, à l'Agence de Presse Sénégalaise. 

Elles marcheront jusqu'à la présidence et développeront d'autres alternatives pour le retour de la paix. Elles sont convaincues que les femmes comme les enfants sont les premières victimes des conflits mais elles sont déterminées à user de toutes les possibilités héritées des coutumes et des la modernité pour arriver à convaincre.

Plus de soixante femmes composent la plateforme. Elles viennent des treize régions du Sénégal et d'autres pays africains : Burundi, Côte d'Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Kenya, Liberia, Mali, Mauritanie, Sierra Leone, Ouganda. 


Pour en savoir plus Les femmes sénégalaises appellent à la retenue au Sénégal par France 24



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Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

Marie-Anne Divet






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