Rebelles non-violents

La psychoboxe, un outil parmi d'autres pour canaliser la violence

Dimanche 29 Janvier 2017


Nous le savons, nous avons tous et toutes une part de violence en nous. Richard Hellbrunn, psychanalyste, psychologue clinicien et professeur de boxe française, propose depuis plus de 25 ans une alternative pour les auteurs comme les victimes : la psychoboxe.

Dans son livre "A poings nommés, la violence à bras le corps" ( Ramonville Saint-Agne, Erès Éd., coll. Hypothèses, 2003, 213 p. ), il  explique comment à travers la pratique et l’analyse de combats de boxe, la personne peut explorer sa violence avec un partenaire en face de soi et un observateur. A l'issu du combat de boxe anglaise, aux coups atténués, les trois personnes se retrouvent pour analyser les émotions et le ressenti.

Ce travail concerne les "violents", les travailleurs sociaux qui sont confrontés à la violence et les victimes. Si la méthode ne vise pas à changer les comportements, elle est précieuse pour comprendre ce qui se passe et permet de trouver des repères. " Souvent, explique Richard Hellbrunn, il y a une grande souffrance derrière la violence, que la psychoboxe peut aider à comprendre." Elle permet « d’ouvrir un espace de pensée qui offre plus de choix aux décisions que peut prendre un sujet » 

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Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

Marie-Anne Divet






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