Rebelles non-violents

Silence et musique sur la place Taskim

Jeudi 27 Juin 2013


Silence et musique sur la place Taskim
Il s'appelle Erdem Gunduz. Il est chorégraphe à Istanbul. Il fixe, en silence, Ataturk. Le portrait du fondateur de la Turquie est accroché tout là-haut sur le mur du centre culturel de la place Taskim. 

Il ne va pas à l'encontre de l'interdiction de manifester. Non, il est là, en silence. La police ne peut intervenir. Petit à petit, des cercles se forment autour de lui. Personne ne manifeste mais tout le monde est là. 

" L'homme à l'arrêt " restera ainsi 5 heures, immobile, avant de partir poursuivi par la police. 

Son action a fait des émules comme le montre la vidéo ci-dessous.


La musique adoucit les moeurs

David Martello a choisi une autre façon non-violente de protester. Pianiste allemand, il a joué au milieu de la place Taksim pendant quatorze heures d'affilée, le jeudi 13 juin. Convaincu que la musique adoucit les mœurs, l'artiste veut « se battre, aux côtés des protestataires, jusqu'à ce que Recep Tayyip Erdogan accepte de dialoguer vraiment »     


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Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

Marie-Anne Divet






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