Rebelles non-violents

Dirty Wars, le livre qui dénonce les "sales guerres" d'Obama

Jeudi 24 Avril 2014


Sorti sur les écrans aux Etats-Unis, le documentaire «  Dirty wars : the World is a Battlefield » ( Sales guerres : le monde est un champ de bataille ) s'attaque à la « sale guerre » d'Obama, coupable montré du doigt. L'auteur : Jeremy Scahill, 39 ans connaît le sujet. Il a été longtemps spécialiste du contre-terrorisme états-uniens.  

Pendant 86 minutes, le film met en scène les frappes ratées de l’armée américaine contre des civils afghans ou encore des enfants yéménites, l’élimination d’un imam américano-yéménite Anwar Al-Aulaqi, et de son fils de 16 ans, tous deux abattus, « non pas pour ce qu’ils étaient » mais « pour ce qu’ils auraient pu devenir un jour ».  « Les Etats-Unis ont contribué à créer l'individu même qu'ils ont fini par tuer ».

« Nous nous faisons davantage d’ennemis que nous ne tuons de terroristes »

Jeremy Scahill  démontre que les bavures et les missions secrètes sont non seulement loin de « prendre fin » mais qu’elles contribuent à créer toujours plus d’ennemis contre les États-Unis. « J’ai fini par penser au cours des années que j’ai passées à couvrir ces conflits qu’avec ces opérations ciblées (…) nous nous faisons davantage de nouveaux ennemis que nous ne tuons de vrais terroristes. »

Son film a obtenu le prix du documentaire au Festival du film de Sundance et a été nominé aux Oscars. Le 10 février dernier, il a créé avec des journalistes The Intercept, magazine en ligne qui veut mener un journalisme de combat, particulièrement dans les domaines de la corruption et des dérives sécuritaires. 

Le 24 avril, Lux Editeur publie la traduction française inédite de "Dirty Wars, le nouvel art de la guerre". Film et livre, des petits cailloux dans les engrenages de cette machine folle qui nourrit le terrorisme plus qu'elle ne le combat.

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Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

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