Rebelles non-violents

Au Japon, la lutte des Mama Gen

Mercredi 2 Octobre 2013


Au Japon, la lutte des Mama Gen
La chaîne japonaise Yoshinoya va produire le riz et les légumes de ses restaurants sur son exploitation agricole à 80 km de Fukushima. « Bien entendu, nous allons contrôler la radioactivité des produits  » Parole de dirigeants !

D'où vient cette compassion soudaine pour cette région sinistrée économiquement ? Le prix du terrain ? Un coup de pub ? On peut se poser la question. Plus intéressante et durable est la réponse des Mama Gen.

Au Japon, la lutte des Mama Gen
Qui sont-elles ?

Elles sont au premier rang des luttes anti-nucléaires, révèle Audrey Guiller, dans un excellent article paru sur Bastamag. Traditionnellement discrètes et soumises, les femmes parlent. « Les hommes sont éduqués à ne pas se plaindre, à ne pas s'extraire du groupe en abordant des sujets qui fâchent », dit Nonoko Kameyama, membre de Mama Gen et auteure du livre "100 Mothers Against Nuclear Energy".

Elle et des centaines d'autres ont lancé début juillet une campagne "Un million de mères pour la Tanabata". Elle consiste à envoyer une pétition au Premier Ministre Shinzo Abé, lui demandant d'arrêter le programme nucléaire et de mettre en route d'autres alternatives.

« Tanabata est la célébration du jour où, chaque année, les étoiles représentant deux amants se retrouvent enfin dans le ciel... De la même façon, des gens de toutes nations et peuples, se joindront ensemble pour demander d'une seule voix la fin des centrales et des armes nucléaires », écrivent-elles en introduction à la lettre-pétition. « Afin de protéger notre tranquillité d'esprit et notre futur, joignons-nous aux peuples du monde et retrouvons nos vies, nos cultures et nos gouvernements. Nous n'enverrons aucun message qui soit agressif ou critique à l'excès, mais nous allons, au contraire, utiliser la beauté de notre culture et utiliser des actions créatives. »


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Pourquoi ce blog
Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

Marie-Anne Divet






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