L'ouvrage "Hola desde Cuba" étant épuisé, Histoires Ordinaires propose en accès libre les vingt-quatre portraits réalisés par notre ami poète et philosophe Juan Lazaro Besada dans sa ville de Trinidad ainsi que le portrait de l'auteur.
La vie de Rogelio : Dieu, le baseball et l’amour
Lorsqu’on entend parler un homme, il est possible de comprendre toute la grandeur d’une vie dont l’amour a été le centre. Surtout, s'il parle des sujets qui le passionnent et auxquels il a dédié toute son existence.
 
Nous, les Cubains, sommes en grande majorité des passionnés, parfois des  fanatiques du baseball, le sport national devant lequel très peu restent indifférents.
 
C’est de l'un de ces hommes, l'un de ceux à qui ce sport a donné beaucoup de joies et aussi quelques tristesses, un homme simple, passionné, loyal, noble, profondément religieux et humain, dont je vais vous parler aujourd’hui.

À 10 ans, l'école et les petits boulots

Rogelio Arrechea, « El látigo », comme beaucoup de ses amis et connaissances ont l’habitude de l’appeler, a en effet consacré son existence, - il a déjà dépassé les sept décennies - à trois grands amours : Dieu, la famille et le baseball. 

Lorsqu’il a eu 2 mois, son père est décédé et sa mère a dû assumer seule l’éducation de ses enfants. Tout en continuant à aller à l’école, Rogelio, à 10 ans, a dû commencer à travailler, à de multiples tâches, pour aider à la subsistance de sa famille. À 13 ans, il a débuté comme apprenti en typographie à l’imprimerie du journal « Actualidades » à Trinidad, disparu depuis. Il a réussi, là, à maîtriser l’art de la typographie. 
Mardi 29 Octobre 2013 Commentaires (0)

Le poète à la brouette
Chaque jour chemine par les rues un personnage singulier. Avec une brouette, dans laquelle il porte les bagages des nombreux touristes qui visitent la ville, et un sac, dans lequel il garde comme un trésor plusieurs carnets remplis de décimas (*) c’est-à-dire de poésies, fruits de son fécond talent. Luis est un personnage incontestable dans la ville. Sa biographie est véritablement étonnante car elle est indisolublement liée à son amour pour la culture. 

* Décima est une forme de poème populaire en Amérique Latine, à huit syllabes et de dix lignes.

Contraint de quitter l'école après le CM2


Né à Guao, petit village de Cumanayagua dans la province de Villa Clara, Luis étudia seulement jusqu’en CM2 car, selon ses propres mots, il devait subvenir aux besoins de sa famille et aussi parce que le déclenchement de la lutte armée contre la dictature de Batista l’obligea à abandonner l’école. Ses premiers métiers furent cireur de chaussures et livreur de repas. Plus tard, il dut aussi se consacrer aux dures tâches de l’agriculture.
 
En 1966 et jusqu’en 1969, il effectua son Service Militaire où il apprit et exerça le métier de barbier. Pendant ces années, il n’abandonna jamais l’exercice poétique.  C’est seulement en 1985 qu’il a décidé de déménager à Trinidad, lieu où il réside avec sa femme et son petit-fils ; il a deux fils mais aucun ne vit à Trinidad, il en a même un qui habite aux États-Unis.
Mercredi 2 Octobre 2013 Commentaires (0)

D’institutrice à bookmaker : un changement substantiel...
Il est étonnant de penser, lorsqu’on regarde la vie avec les yeux grands ouverts, aux surprises qui traversent nos pas. Cet été a été implacable à Trinidad, à cause d'un soleil ardent et des températures supérieures à 32 degrés obligeant à s'asseoir sous les portails et sur les rebords des trottoirs, sous la protection des auvents, pour profiter un peu de la brise qui atténue la chaleur suffocante. Pour jouir aussi des incessants aller-retour des habitants accrochés à leur tâche quotidienne pour subsister et vaincre les difficultés de tous les jours. 
Jeudi 12 Septembre 2013 Commentaires (0)

Rolando, le courageux vendeur de Trinidad
Trinidad a beaucoup de secrets et d'histoires qui méritent d’être connus.
 
L'une de ses caractéristiques est la prolifération de vendeurs de produits alimentaires, spécialement de pain et autres produits agricoles, qui, utilisant de rustiques palettes ou les casiers de leurs tricycles, parcourent la ville pour vendre leurs marchandises et gagner ainsi leur pain quotidien.  Aujourd'hui, je veux vous parler d'un de ces vendeurs.

Croyez-le, amis lecteurs, ce métier est très lucratif. Comme, en certaines occasions, les magasins sont insufisamment fournis en produits alimentaires pour satisfaire les besoins de la population, exercer ce métier a une connotation sociale importante. Puisque, comme le dit le langage populaire, « sans manger, on ne peut pas vivre ».
Jeudi 12 Septembre 2013 Commentaires (0)

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Un blog

Pourquoi est-ce que j'écris
ces histoires ordinaires ?

Bienvenue à Cuba
Michel Rouger
Pays-prison pour les uns, pays de l'utopie en marche pour les autres : quand on parle de Cuba, la caricature n'est jamais loin. Et si l'on chassait les fantasmes ? Gardons les clichés qui ne sont pas faux - la musique, le rhum, le cigare, les plages... - et pour le reste déposons les idées reçues. S'arrêter, regarder, s'interroger. Cuba, au tournant de son histoire, contrainte de s'ouvrir pour survivre, a beaucoup à dire à un monde désaxé, en recherche d'un horizon plus humain. Surtout ses habitants. Et Juan, le poète et le philosophe, peut-être un peu plus que d'autres. Une amitié s'est nouée avec Histoires Ordinaires. Désormais, deux fois par mois, Il nous raconte ses histoires, des histoires vraies. Merci Juan de nous accueillir dans ta maison, Cuba.

Trinidad en images


Chez Juan Lazaro, le poète philosophe
Chez Juan Lazaro, le poète philosophe


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