Rebelles non-violents
"La Part d'ange en nous" de Steve Pinker
Les médias nous donnent à penser autrement : terrorisme, violences urbaines, massacres en Syrie, en Irak, au Soudain ou en Centrafrique et pourtant, écrit Steve Pinker, la violence baisse au fil des siècles. Il va même jusqu'à écrire que nous traversons la période la moins violente de l'histoire.

En s'appuyant sur des milliers d'études, sur trente années de recherches, le livre de 1040 pages de Steve Pinker, professeur de psychologie cognitiviste à l'université de Harvard, 
nous fait traverser l'histoire de la violence, en contextualisant à la lumière des sciences, des mœurs, des faits, de la morale, de la pensée propre à chaque époque. 

Les croisades, l'Inquisition, l'esclavage, les grands conflits du XXème siècle, Steve Pinker montre comment l'humanisme a progressé malgré tout et nous a conduit à nour appuyer sur " la part des anges " présente en chacun.e de nous.

Pour lire un extrait : le-cercle-psy.scienceshumaines.com/extrait-de-l-ouvrage-la-part-d-ange-en-nous-histoire-de-la-violence-et-de-son-declin_sh_39194
Editions Les Arènes
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 29 Mars 2018 à 20:20
8 mars 2018... C'est le moment de faire le point sur ce qui a changé depuis le 8 mars 2017. Pour nous y aider, un collectif national : Les Georgette Sand et le livre publié en septembre 2017 "Ni vues ni connues".

Qui sont-elles  les Georgette Sand ?

"Nous voulons surmonter le fait que George Sand ait dû, afin de forcer les limites imposées aux femmes, s’habiller en garçon, et cacher jusqu’à son nom. D’où notre appellation : Georgette Sand, car faut-il vraiment s’appeler George pour être prise au sérieux ?" clament haut et fort ces femmes et ces hommes dans le manifeste du collectif. "Il est absurde de ne pas valoriser le potentiel des femmes, parce qu’il s’agit d’un monde d’hommes ; parce que les femmes manquent encore de réflexes solidaires entre elles ; parce qu’elles ne sont pas assez légitimées dans leur expertise. Les femmes ne veulent plus, ne peuvent plus rester la majorité minorisée. Elles ne doivent pas avoir à singer les hommes ou jouer l’hyperféminité.
Notre ambition : combattre les visions essentialistes qui considèrent comme naturelles l’assurance des hommes et la réserve des femmes alors qu’il s’agit de la traduction d’acquis éducatifs. Nous appelons à transgresser et subvertir les normes de genre. Nous souhaitons coacher pour aider les femmes à se projeter sur ce qu’elles ont toujours connu décliné au masculin. Nous voulons imposer une légitimité qui découle des compétences et non de la perpétuation de l’endogamie."

Ni vues, ni connues

Le livre recense les mécanismes qui envoient les femmes aux oubliettes de l’Histoire au travers de 75 figures méconnues ou inconnues. 

"Savez-vous que la plupart des chefs dont on accuse Aliénor d’Aquitaine, sanguinaire, incestueuse et dépensière, ne sont que des fake news diffusées par son ex-mari, roi de France, jaloux de son remariage ? Qu’Hypatie connaissait le système solaire 12 siècles avant Copernic ? Que les pulsions de mort ont été théorisées par Sabina Spielrein, avant Sigmund Freud ? Qu’Houdini n’était pas le seul magicien à prendre des risques inconsidérés ? Qu’il y a eu des théoriciennes de la révolution, pas uniquement Lénine et Trotsky ? Que Rosa Parks n’était pas une simple couturière ? Que les tortionnaires nazis n’étaient pas tous des hommes ? Qu’au Japon personne ne critique les femmes qui prennent les armes ? Que George Sand a contribué à l’avènement de la démocratie ?" révèle Georgette Sand
En décryptant les mécanismes qui ont fait de ces femmes des êtres libres, fortes et indépendantes, parfois aussi dictatrices sanguinaires, les Georgette donnent aux femmes une place dans l'Histoire car "en multipliant les récits du passé, nous souhaitons que les héros et héroïnes d’aujourd’hui puissent construire un autre futur."
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 15 Mars 2018 à 12:16
L’empathie du professeur, levier de réussite scolaire, c'est la démonstration du dernier livre de Catherine Guéguen : " Heureux d'apprendre - Comment les neurosciences affectives et sociales peuvent changer l'éducation " paru aux Les Arènes/Robert Laffont.

Pédiatre spécialisée dans le soutien à la parentalité, formée en haptonomie et en Communication Non Violente,  Catherine Guéguen s'appuie sur les récentes connaissances scientifiques sur le cerveau, connaissances qui changent notre approche de l'éducation. Les neurosciences montrent qu’une relation chaleureuse et empathique est bénéfique pour l’enfant parce qui se sent compris, se motive et augmente sa réussite scolaire et pour l’enseignant qui se sent compétent.

Pour en savoir plus, lire 
"Heureux d’apprendre à l’école : un livre pour comprendre les bienfaits de la bienveillance à l’école" sur le site  Apprendre, reviser, mémoriser
"L'empathie modifie le cerveau des enfants" Entretien avec Catherine Guéguen, propos recueillis par Héloïse Junier sur les site "Sciences Humaines"
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 22 Février 2018 à 12:09
Dans les contes et les histoires, les filles sont princesses ou secondes des garçons aventuriers. Vous en avez marre ? Eh bien, Histoires du soir pour filles rebelles est votre lecture à venir !

Dès l'introduction, les deux italiennes Elena Favilli et Francesca Cavallo qui les ont écrites ces "Histoires du soir", vous mettent dans le bain :

" Aux filles rebelles du monde entier : Rêvez plus grand
Visez plus haut
Luttez plus fort
Et, dans le doute, rappelez-vous :
Vous avez raison. "

Et vous partez pour suivre 100 femmes aux vies extraordinaires, de Cléopâtre à Joan Jett en passant par Michelle Obama ou Coco Chanel. Pirates, scientifiques, espionnes, sportives, chanteuses, guerrières, reines, romancières, navigatrice, impératrice, pilote de motocross, haltérophile, poète, ou chirurgienne… elles brisent les stéréotypes et encouragent filles et garçons à suivre leurs rêves.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 9 Février 2018 à 00:23
Si les femmes comme les hommes subissent de la violence et du harcèlement dans le monde du travail, la différence de statut et le rapport de force inégal dans la société et au travail exposent souvent davantage les femmes à ces maux.

La violence fondée sur le genre reste l’une des infractions des droits humains des travailleurs les plus tolérées. Selon des statistiques, 35 % des femmes – soit 818 millions de femmes dans le monde – de plus de 15 ans ont connu des violences sexuelles ou physiques chez elles, dans leur communauté ou sur leur lieu de travail.

La Confédération syndicale internationale a réussi à imposer à l’ordre du jour de l’Organisation internationale du travail OIT en juin 2018 l'étude d'une convention contre les violences et le harcèlement au travail. En février, une grande action syndicale est prévue en Europe pour dire « ASSEZ, BASTA, etc » aux violences sexistes et sexuelles et au harcèlement au travail. 

Les syndicats saisiront l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles comme point de ralliement pour une convention forte de l’OIT contre la violence sexiste au travail.

La Confédération syndicale internationale propose une boîte à outils de campagne pour les syndicats et leurs alliés afin de comprendre le processus de l'OIT, de faire campagne auprès des gouvernements et des employeurs pour qu'ils soutiennent l’adoption d’une convention et d'une recommandation complètes de l’OIT sur « la violence et le harcèlement contre les femmes et les hommes dans le monde du travail », de concevoir des actions clés de la campagne en faveur d’une convention de l’OIT et d'établir une vaste alliance intermouvement pour éradiquer la violence liée au genre dans le monde du travail.
 

 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 2 Février 2018 à 10:41
2018_01_18_migrants_et_migrantes_en_lybie.mp3 2018 01 18 Migrants et migrantes en Lybie.mp3  (3.97 Mo)

Après la diffusion par CNN le 17 novembre d’une vidéo montrant la vente aux enchères de jeunes migrants comme esclaves, Emmanuel Macron, qualifiant ces faits de « crime contre l’humanité », a décidé de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU et brandi la menace de sanctions internationales.

Certes il est nécessaire de faire cesser ce trafic honteux. Mais la France est-elle innocente de ce qui se passe ? N'a-t-elle pas encouragé la coopération entre l'Union Européenne et la Libye pour endiguer les arrivées de migrants en Europe, et approuvé début juillet un « plan d'action » visant à allouer 46 millions d'euros aux garde-côtes libyens ? Pourtant ni le gouvernement français ni l’Europe ne pouvaient ignorer la situation en Libye.

Différents rapports d’ONG, de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, montrent que « la dégradation du système de justice en Libye a conduit à un état d’impunité dans lequel les groupes armés, les bandes criminelles, les trafiquants et même les fonctionnaires publics, contrôlent les flux de migrants à travers le pays de manière absolument arbitraire et cruelle ».

En 2016 l'ONU alerte la communauté internationale  sur « l’exploitation par les autorités, les groupes armés et les passeurs de milliers de migrants, dont beaucoup font l’objet de détentions arbitraires prolongées, de travail forcé, d’extorsion, de trafic et de violence sexuelle ». C’est donc en pleine connaissance de cause que la France se lave les mains de ce qui se passe en Libye. Le MAN s’insurge donc contre cette hypocrisie qui cherche à masquer la responsabilité de l’Europe, et singulièrement de la France, concernant ces violations de droits humains.

Nous dénonçons les violences faites aux migrants, quelles qu'elles soient, en Libye ou ailleurs, mais aussi en France où des familles dorment à la rue ou survivent dans des bidonvilles. 

Nous demandons d’autres relations internationales politiques et économiques et une politique migratoire respectueuse des droits de chacun. La migration n'est pas qu'une histoire de flux : derrière les chiffres, ce sont des vies humaines, de la souffrance, de la détresse et une recherche désespérée d’un avenir possible qu'il nous faut voir ! D'urgence ! 

Annie DEAN, porte-parole du Mouvement pour une Alternative Non-violente
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 11 Janvier 2018 à 17:37
2018_01_18_canaan_l__huile_d__olive_palestienne.mp3 2018 01 18 Canaan l'huile d'olive palestienne.mp3  (2.47 Mo)

Cette huile est fabriqué par la Palestinian Fair Trade Association (PFTA), fondée par Nasser Abufarha. Elle regroupe plusieurs centaines de petits producteurs en Cisjordanie.

A Jenine, entouré de murs et de barrières, de nombreux producteurs ont perdu leurs terres, envahies par les colonies israéliennes. Ce sont 800 000 pieds d'oliviers qui ont été coupés sur ordre militaire ou brûlés par des extrémistes, ces 50 dernières années, selon les estimations de l’Autorité palestinienne.

Mais les agriculteurs ne se sont pas découragés et ont continué à planter des oliviers. Avec Nasser Abufarha, ils ont développé le commerce de l'huile à l'international. En 2015, environ 6500 tonnes ont été exportées, soit un quart de la production, dans les pays du Golfe et de plus en plus vers la Grande-Bretagne et les États-Unis, comme c’est le cas de la production de Canaan. Pour Nasser Abufahra, l’huile palestinienne peut faire la différence, en misant sur le biologique et le développement durable.

« L’olivier est un arbre extrêmement résistant qui peut vivre 4000 ans. Ici, Il est dans son milieu d’origine. Il est en harmonie avec cette terre grâce à des siècles d’adaptation. Il n’est pas nécessaire de le traiter avec de la chimie » assure-t-il dans un article d' Equal Times. « L’huile d’olive est par nature un produit bio ! ».
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 21 Décembre 2017 à 19:00
Est-ce que vous savez ce que sont des "slaughterbots" ? Regardez la vidéo et vous apprendrez de ce jeune cadre qu'ils sont encore plus rapides et puissants que les précédents. Ces drones ultralégers, explique-t-il, sont capables de tuer une personne  en lui perforant le crâne. Comment choisit-il ? des fichiers bien fournis en renseignements sur l'individu, lui permettent d'identifier seul la cible.

Par ailleurs, un problème de taille est enfin résolu : pas besoin d'intervention humaine, parce que, dans le fond ce qui est le plus gênant, c'est d'avoir une personne derrière une arme, les humains sont si peu fiables. Une guerre propre s'annonce, civile ou militaire, les individus à détruire seront les seuls atteints !

Cette vidéo est le dernier acte de la campagne Stop Killer Robots de Future of Life Institute, un organisme basé à Boston spécialisé dans l’intelligence artificielle. " Ce film montre le potentiel de la miniaturisation et militarisation de technologies déjà existantes. Et il est énorme, car ces technologies peuvent tuer des humains et mettre en péril notre sécurité et notre liberté", explique Stuart Russell, professeur à l’université de Berkley.

Le projet est soutenu par  Elon Musk, fondateur de Tesla et SpaceX et le célèbre physicien Stephen Hawking. Avec des spécialistes et des entreprises, ils dénoncent le risque du développement des armes autonomes grâce aux progrès de l’intelligence artificielle. " Les armes autonomes mortelles menacent de devenir la troisième révolution dans la guerre. Une fois développées, elles permettront des conflits armés à une échelle plus grande que jamais, et à des vitesses trop rapides pour la compréhension humaine", disent-ils. 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 6 Décembre 2017 à 22:50

La licence du glyphosate contenu dans le roundup arrive à échéance le 15 décembre prochain et les États de l'Union Européennes ne sont toujours pas parvenus à se mettre d'accord. Il est temps de regarder le documentaire ou lire le livre de Marie-Monique Robin...


Depuis plusieurs années, l’inquiétude ne cesse de croître quant aux dangers du pesticide le plus utilisé au monde dans les champs et les jardins : le glyphosate. D’autant qu’en 2015, le Centre international de recherche sur le cancer l’a déclaré « cancérigène probable » pour l’homme, contredisant ainsi les agences de santé américaines ou européennes qui avaient assuré l’innocuité du Roundup de Monsanto, puissant herbicide dont le principe actif est le glyphosate.
Prolongeant son enquête retentissante de 2008 sur les dangers des produits toxiques de la firme américaine (Le Monde selon Monsanto, livre et film), Marie-Monique Robin montre dans ce livre (et le film associé) que la dangerosité du glyphosate est plus grande encore qu’on le craignait. Dans le monde entier, il rend malades ou tue sols, plantes, animaux et humains, car l’herbicide est partout : eau, air, pluie, sols et aliments. Le produit, cancérigène, est aussi un perturbateur endocrinien, un puissant antibiotique et un chélateur de métaux. D’où autant d’effets délétères documentés ici par des entretiens très forts avec des victimes aux États-Unis, en Argentine, en France et au Sri Lanka, ainsi qu’avec de nombreux scientifiques.
Ce livre choc révèle l’un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l’histoire moderne. Il montre que, face à l’impuissance ou l’absence de volonté des agences et des gouvernements pour y mettre fin, la société civile mondiale se mobilise : en octobre 2016, s’est tenu à La Haye le Tribunal international Monsanto, où juges et victimes ont instruit le procès du Roundup, en l’absence de Monsanto, qui a refusé d’y participer. Donnant son fil conducteur au livre, ce procès a conduit à un avis juridique très argumenté, qui pourrait faire reconnaître le crime d’« écocide », ce qui permettrait de poursuivre pénalement les dirigeants des firmes responsables.  
Publié aux Editions La Découverte - Lire un extrait
Version papier : 18 €
Version numérique : 12,99 €
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 10 Novembre 2017 à 07:09
"Si tu es noire, tu vas en faire deux fois plus" dit l'afro-féministe française Amandine Gay dans la bande-annonce de ce documentaire, sorti le 11 octobre sur les écrans.

Ouvrir La Voix est un documentaire sur les femmes noires issues de l'histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles. Elles se définissent comme "afropéennes" ou "afrodescendantes". Elles sont nées en France et leur expérience du racisme prend une forme particulière du fait qu'elles soient des femmes. Le film est centré sur l'expérience de la différence en tant que femme noire et des clichés spécifiques liés à ces deux dimensions indissociables de notre identité "femme" et "noire".

Ouvrir la voix, est un documentaire :  une vingtaine de femmes noires témoignent de leur impossibilité de mener leur vie sans qu’à tout moment on ne leur rappelle qu’elles ne sont pas blanches et qu'elles sont dotées de prouesses sexuelles hors norme.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 11 Octobre 2017 à 09:00
Jérusalem, dimanche 8 octobre 2017.  Elles sont des milliers, israéliennes et palestiniennes, de gauche, de droite, juives ou arabes. Pendant deux semaines, elles ont parcouru Israël et la Cisjordanie pour "exiger un accord de paix".

Le mouvement "Women Wage Peace" ("Les femmes font la paix"), créé il y a trois ans, compte aujourd'hui plus de 25 000 membres. Dimanche, l'idée a été émise de créer un " Parlement de femmes" palestiniennes et israéliennes avec pour objectif de rappeler aux dirigeants que les accords de paix sont une priorité.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 11 Octobre 2017 à 08:32
Vous êtes déjà 400 000 en France à l'utiliser, l'application Too Good To Go mise au point par Lucie Bash. "Trop bon pour être jeté", l'idée vient de Scandinavie : rapprocher le commerçant qui doit jeter des produits en fin de journée et le consommateur qui peut y accéder à un prix intéressant. L'application permet de faire la jonction.

Chaque année, en France, ce sont 10 millions de tonnes de nourriture qui partent à la poubelle. L'application, un petit outil qui peut aider à prendre conscience du problème mais bien dérisoire face à la réforme complète du système qui nous concerne tous et toutes, du producteur au consommateur.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 21 Septembre 2017 à 19:15
Mieux protéger et accompagner les enfants co-victimes des violences conjugales, un rapport à lire
Le rapport, préparé par un groupe de travail pluri-professionnel réuni au Centre Hubertine Auclert  ( Paris ) à l'initiative de Clotide Derouard, Conseillère Régionale, a été présenté le 7 septembre dernier à la  Rencontre organisée par l’Observatoire Régional des Violences faites aux Femmes (ORVF).

Les violences conjugales ont des conséquences graves et durables sur les enfants qui sont directement victimes ou exposé-e-s à ces violences : 143 000 enfants vivent dans un foyer où les femmes sont victimes de violences conjugales physiques et sexuelles, 80% d'entre eux sont témoins auditifs ou oculaires des violences conjugales, 40% sont également directement victimes de violences physiques et 60% subissent des troubles post-traumatiques, comme les victimes d’un attentat ou d’un viol.

La Rencontre avait pour objectif de présenter des préconisations concrètes de réformes juridiques et institutionnelles pour permettre d’améliorer la protection et l’accompagnement de ces enfants et leur parent victime.

Pour télécharger le rapport, 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 14 Septembre 2017 à 19:04
Le dérèglement climatique n'est pas seulement une question de température et ses conséquences sur la faune et la flore... Les experts sont unanimes : l'impact sera sera énorme sur les populations. " Organe de référence en la matière, l'International displacement monitoring centre ( Centre international des déplacements ) estime que 26,4 millions de personnes ont dû abandonner leur foyer chaque année depuis 2008 en raison de désastres déclenchés par des catastrophes naturelles, soit l'équivalent d'une personne déplacée chaque seconde" explique Agnès Sinaï dans le dernier numéro d'Alternatives non-violentes. A cela s'ajoutent les risques de conflits très violents, l'insécurité alimentaire...

Avec la COP21 à Paris en décembre 2015, les mobilisations contre le dérèglement climatique se sont multipliées. La non-violence est le moteur de nombreuses associations engagées dans la protection de l’environnement, c’est aussi un moyen incontournable dans la résolution des conflits qui se profilent à l’horizon… Pas si lointain ! 

A lire dans Alternatives non-violentes le dossier  " Menaces climatiques : défi pour la non-violence "
Consultez le sommaire
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 20 Juillet 2017 à 11:26
Ils sont un peu "nous", ces 1000GESTALTEN, ces 1000 figures qui éclatent de joie et qui donnent envie de crier avec eux que la libération est possible si on s'y met tous et toutes. Ils ont marché comme des zombies dans les rues de Hambourg, le visage et les vêtements encroûtés d'argile gris, symbole d'une société où chacun se débrouille pour accéder à son propre bien-être. 

On est le 4 juillet veille du G 20. Ces 1000-là ont préparé pendant des semaines cette chorégraphie de deux heures, une protestation impressionnante et poétique, pleine d'espoir dans la capacité de l'humain de retourner les situations les plus désespérées.

" On ne peut pas attendre que les changements arrivent du monde le plus puissant, nous devons montrer la responsabilité politique et sociale - nous tous - maintenant! Nous voulons rappeler en mémoire comment la compassion et l'esprit public véhiculent l'identité d'une société. Notre campagne est un autre symbole du fait que beaucoup de gens ne veulent plus supporter l'impact destructeur du capitalisme. Ce qui nous sauvera à la fin, ce n'est pas le solde de notre compte, mais quelqu'un qui offrira leur main ferme."
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 19 Juillet 2017 à 09:42
Reconnaître une attaque verbale, et se positionner afin d’éviter de rentrer dans une dynamique de conflit, développer le réflexe de comprendre l’autre au lieu de réagir ou faire escalader un conflit, comprendre et illustrer par soi-même comment mettre en place une dynamique orientée vers l’équilibre, sont les étapes à franchir pour entrer dans cette méthode proposée par Luke Archer et inspirée de l'aïkido.
 

Comme l'explique son fondateur sur le site L’Aïkido Verbal  est un moyen pacifique et efficace de gérer les attaques verbales et la négativité d’autrui qui est basé sur la philosophie de l’aïkido martial  – la voie de l’Aï-ki (c-à-d ré-équilibrer l’énergie). Cet art s’est inspiré de la pratique et de la philosophie de l’aïkido martial, et permet de diriger une agression verbale vers un résultat positif et équilibré. Comme dans l’art martial, l’assaillant et le défenseur sont dits « partenaires » et non « adversaires ». Il n’y a donc pas à proprement parler d’affrontement, ni vainqueur ni vaincu."

Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 22 Juin 2017 à 18:20
Connaissez-vous le NTMG ? les Faucheuses et Faucheurs Volontaires sauront vous en parler sur leur site. Les Nouvelles Techniques de Manipulation Génétique, troisième génération d'OGM, permettent de produire sans règlement, sans étiquetage ni contrôle des organismes génétiquement modifiés.
 
Explication sur le site des Faucheuses et des Faucheurs  : " Ces nouvelles biotechnologies ont rapidement émergé avec les progrès fulgurants de l'informatique  qui ont permis aux techniques de séquençage, de génotypage (repérage des gènes), de phénotypage ( repérage des caractères d'intérêt des plantes) et de génétique d’association de gagner en puissance et en rapidité avec un coût abordable. Grâce aussi au progrès des cultures in vitro : les chercheurs travaillent au niveau des cellules et non pas de la plante entière, ce qui procure un gain de temps appréciable dans les laboratoires."  Ce qui est le plus grave, insistent les Faucheurs, c'est que beaucoup de ces techniques risquent d'être exclues du champ d'application de la loi sur les OGM. " Ces biotechnologies visent toutes dans le domaine agricole à produire des plantes « améliorées » : que nous nommerons plutôt plantes manipulées puisque c’est la réalité : elles répondent aux seuls besoins de l'agriculture industrielle et n’amélioreront que le portefeuille des industriels de la semence mais certainement pas ceux des agriculteurs. C'est tout un modèle de développement que nous refusons."

Les Faucheurs volontaires demandent le classement comme OGM de toutes les techniques de manipulation du vivant. " En plus de dérégler le climat, d’épuiser la planète et de détruire le vivant nous sommes soumis à nos propres productions (pollutions) technologiques. L’explosion de leur puissance, l’accélération de leur développement, leur côté inévitable sans arrêt avancé, la sous information et les pseudo-débats les concernant privent totalement les citoyens du pouvoir de réflexion, d’évaluation et d’orientation nécessaire au libre choix d’un modèle de vie cohérent. Nous ne voulons pas d'un monde où des chercheurs dominés par un système économique prédateur nous entraînent dans une spirale technologique toujours plus destructive de la vie.Des alternatives  beaucoup moins dangereuses, beaucoup moins onéreuses et au service des paysans et de nous tous existent. C'est ce que nous défendons."



 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 15 Juin 2017 à 17:17
2000 participants, 400 jours de vélo, 750 actions alternatives présentées et 17000 km, 10 ans après le premier Alter Tour, en 2007, le 10ème Tour de France des Alternatives, s’élancera sur les routes à la rencontre des actrices et des acteurs de la Transition. Après deux jours de festivités et de rencontres à Toulouse les 8 et 9 juillet, le départ officiel sera donné lundi 10 juillet de la Maison de l’Economie Solidaire à Ramonville-Saint-Agne.

1200 kilomètres en 6 semaines, les 320 altercyclistes partiront à la découverte de 104 Alternatives en Occitanie, Catalogne et Rhône-Alpes. Chaque jour, ils seront accueillis dans des écolieux, des fermes agroécologiques, des micro-brasseries, des chantiers en écoconstruction, des ateliers vélos participatifs et solidaires, des Zad… des lieux, des collectifs où l’on vit la transition écologique. Ils termineront leur parcours le 20 août 2017 à Valence.

Les Echappées Belles

Pour les plus aventuriers, une autre proposition avec les Echappées Belles : deux parcours parallèles à l’AlterTour, en petit groupe et sans assistance moteur. Chacun porte sa tente et ses bagages, une partie de la nourriture commune et le matériel nécessaire à la réparation des vélos. Le reste ne change pas, à chaque étape la découverte d’Alternative(s) ! Au programme : une Échappée Belle Espagnole en juillet de Gérone (en Espagne) à Armissan (dans l’Aude) et une Échappée Belle Musicale en août de Thoiras (dans le Gard) à Eurre (dans la Drôme)
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 8 Juin 2017 à 17:43

Bushra Awad et Robi Damelin devraient se haïr.

Robi est israélienne et son fils David de 28 ans est abattu en 2002 par un sniper alors qu'il effectue sa période de réserve obligatoire en Palestine. Bushra, la palestinienne, perd son fils de 17 ans, Mahmoud, tué en 2008 par un soldat israélien dans son village de Cisjordanie.

 

La même douleur qui aurait pu les diviser, les rapproche. Elles militent toutes les deux au Cercle des parents-Forum des familles, une association qui rassemble des familles israéliennes et palestiniennes endeuillées par le conflit.

 

Anne Guion, reporter à l’international de l’hebdomadaire La Vie depuis une quinzaine d'années, découvre le Cercle lors d'un reportage et recueille le témoignage de ces deux mères.

 

«  Nos larmes ont la même couleur » fait partie de la collection "Pour un monde meilleur", dirigée par Frédéric Koskas. Elle met en lumière l'engagement de femmes et d'hommes. 5% des bénéfices de la vente sont reversés à des actions sociales et solidaires.

Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 1 Juin 2017 à 18:19
Rédigé par Marie-Anne Divet le Lundi 15 Mai 2017 à 14:04
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Pourquoi ce blog
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Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

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