Rebelles non-violents

Pas d'action non-violente sans journaliste !

Dimanche 2 Décembre 2012


Pas d'action non-violente sans journaliste !
C'est la phrase leitmotiv de l'éditorial de François Vaillant, dans le dernier numéro ( n° 164 ) de la revue trimestrielle Alternatives Non-Violentes dont il est le rédacteur en chef.  Sans la presse, pas d'information sur ce qui se situe souvent à la marge de l'information institutionnelle. Gandhi l'avait compris puisque, dès le début de son combat, il s'appuie sur la presse pour le faire connaître.

Ce numéro 164 propose à la fois de la réflexion et du débat autour d'une question pratique à laquelle sont confrontés les militants : comment faire connaître les actions et faire passer le message de la non-violence auprès des médias ?



Pas d'action non-violente sans journaliste !
Au sommaire du dossier

« La presse est le levier qui peut faire connaître une action de rue et parler de l'injustice qu'elle dénonce ce qui a pour conséquence de forger des opinions publiques alors capables de peser sur les auteurs de l'injustice. » écrit François Vaillant. Le dossier vous expliquera comment s'y prennent Greenpeace ou les militants de Bizi, à Biarritz, pour faire connaître la dynamique non-violente de leurs actions. Le dossier explore le fonctionnement de la radio, de la presse locale et d'internet afin d'avoir des clefs pour savoir les utiliser à bon escient et en éviter les pièges.

Des articles de fond ouvre des perspectives sur la liberté de la presse et le journalisme de paix proposé par le sociologue Johan Galtung. Son site Transcend Media Service remet en cause la couverture médiatique traditionnelle des conflits qui déforme la réalité et favorise les réponses violentes.

Et si à la technique Internet, avec son « enchaînement d'informations qui défilent comme autant d'étoiles dans un ciel nocturne », on répondait éthique, écrit Luc Chatel, journaliste et chroniqueur aux Lettres françaises. « Soumis aux principes d'accélération et d'exhibition spectaculaire qui suscitent l'angoisse et proposent le vide, poursuit-il, les médias ont abandonné leur mission de lien social. »

Pas de panique : ce dossier ouvre des portes vers des médias qui n'ont pas baissé les bras, un journalisme qui met « une pincée de poésie dans la pâte amère du réel... on respire, on découvre, on s'interroge. On existe. »

Alternatives non-violentes

Revue de recherche et de réflexion sur la non-violence, Alternatives Non-Violentes (ANV) est associée à l'Institut de Recherche sur la Résolution Non-Violente des Conflits ( IRNC ). Fondée en 1973, elle traite chaque trimestre d'un thème précis, où sont analysés les mécanismes de la violence. Elle approfondit les dimensions culturelles, psychologiques et politiques de la non-violence. Philosophes, théologiens, politologues, historiens, psychologues, économistes, militants des Droits humains etc. collaborent à la revue.

Elle est diffusée par abonnement (4 numéros/an). Actuellement, l'abonnement est de 27 euros ( au lieu de 38 ) avec un numéro gratuit de bienvenue.

Quelques titres parus : " Action sociale et éducative : l'apport de la non-violence "; " Adolescence au risque de la violence "; " Quand la non-violence déjoue la répression "; " Vengeance ! Un numéro qui se mange froid ! "; " La Non-Violence en Afrique "; " La domination masculine. Violences immémoriales et luttes actuelles"; " Désobéir par éthique professionnelle "; " Bien veillir, c'est possible ! "....

Commande à ANV centre 308 - 82 rue Jeanne d'Arc - 76000 ROUEN
Site d'ANV, cliquer ici
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Pourquoi ce blog
Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

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