Le but de ce blog est de vous présenter régulièrement des artistes dans tous les genres, au fil de mes découvertes ou de mes envies, sans dépendre de l’actualité. Le seul critère de choix est que leur travail me plaise. Christophe Lemoine


Photographie

Photographe autodidacte et indépendante depuis 2005, elle s’intéresse aux personnes vivant en marge de la société et concentre l’essentiel de son travail sur la vie des migrants en Europe.
En 2005, elle réalise suite à l’obtention d’une bourse obtenu par le Ministère de la Jeunesse et des Sports son premier reportage photographique au long cours «Mirage d’Europe» sur l’enfermement des migrants aux frontières de l’Europe en méditerranée (Sicile, Malte, les îles grecques de la mer Égée et Chypre).
Suite à la réalisation de ce premier travail, elle s’installe à Palerme entre 2005 et 2006 et photographie le quartier du ZEN (Zone Expansion Nord), véritable enclave située au nord de Palerme où la vie quotidienne des habitants laissés pour compte est gérée par la mafia locale.
Entre 2007 et 2008, elle réalise pour MSF Italia le reportage photographique « Quick Money ». Elle suivra les prostituées nigérianes sur les routes aux environs de Naples et dans la Province de Caserta, chef lieu de la Camorra qui sous traite le marché de la prostitution et la vente de stupéfiants sur ses territoires à la mafia nigériane.
Depuis Novembre 2008, elle vit et travaille à Paris et se rapproche des exilés Afghans en errance autours du quartier de la Gare de l’Est. Elle réalise un documentaire photographique sur les mineurs afghans isolés pour l’association « France Terre d’Asile ». En juillet 2009, elle découvre l’Afghanistan à travers ses élections présidentielles qui se déroulent dans un contexte particulièrement tendu. Elle suivra les campagnes électorales de plusieurs candidats, elle parcourra ainsi de nombreuses provinces du nord de l’Afghanistan, ce qui lui donnera l’occasion de rencontrer la population vivant dans des endroits les plus reculés du pays et se heurtant quotidiennement à de sérieuses difficultés : absence de sécurité, défaut d’infrastructure, peu d’accès à l’eau potable, à l’école et aux soins sanitaires les plus élémentaires.
Les femmes ayant particulièrement souffert de ces années de conflit, elle décide de retourner en Afghanistan pour se rapprocher d’elles et les suivre dans leur combat quotidien.
Parallèlement elle réalise un reportage sur l’évolution du Projet du PRE « une guérilla des champs » initié par Roger Des Prés fondateur de la ferme du Bonheur à Nanterre.