Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

27/04/2012

Ushahidi, l'info des sans voix en temps réel



Permettre à tous les citoyens, aux sans voix, de s'exprimer en temps réel lors de catastrophes, d'élections, ou bien pour des enquêtes : cet usage citoyen et populaire d'Internet a un nom, Ushahidi, « témoignage » en swahili. L'idée, en effet, vient d'Afrique.

Le logiciel libre a été créé en 2008 par une avocate kenyane, Ory Okolloh, pour faire remonter les informations sur les violences qui ont suivi cette année-là les élections au Kenya. Tout un chacun a pu transmettre ce qu'il voyait via SMS, e-mail ou web, les données collectées étant ensuite présentées sur une carte.

Depuis, Ushahidi a été utilisé sur tous les continents. Il s'est fait connaître notamment lors du tremblement de terre qui a frappé Haïti en 2010. Une ONG américaine y a recours pour tenter de faire connaître les violences sexuelles générées par le conflit en Syrie. En mai 2012, il va être utilisé pour les élections en Arménie... 





Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












Partenaires