(Dé ?)confiné·e·s

29/04/2020

Un "Café mortel" virtuel pour accompagner les morts en période de confinement



"Pour remettre la famille au cœur des funérailles", un collectif d'une quinzaine de personnes a lancé une Coopérative funéraire à Rennes, une idée québécoise reprise aussi à Orvault, dans la banlieue de Nantes, et à Bordeaux. Nous y reviendrons prochainement sur Histoires Ordinaires. 

Dans l'immédiat, la crise sanitaire  suscite de nombreuses réflexions au sein des membres de la coopérative funéraire et elle bouleverse l’organisation de funérailles avec les contraintes soumise aux familles et proches qui viennent de perdre un être cher.
 Cette période douloureuse que nous vivons, confie Vincent Thierry, l'un de ses fondateurs de la coopérative, a cette vertu de nous réinterroger sur ce qu’est le bien commun. Nous avons été tellement dépossédés par les acteurs commerciaux de tant de choses qui nous concernent… »
Comment accompagner les morts en période de confinement ? Comment faire son deuil sans pouvoir participer à la cérémonie ? C’est le thème du prochain « café mortel » qui est proposé sur Facebook, le lundi 4 mai à 20h,  sur le compte de la coopérative funéraire de Rennes.

La coopérative a lancé ces "cafés mortels" en 2019. Organisés dans un bar, ils peuvent réunir entre trente et cent personnes autour d'un thème. Le "café mortel" virtuel  du 4 mai aura lieu en compagnie de Magali Molinié, psychologue clinicienne, auteure de l’ouvrage « Soigner les morts pour guérir les vivants ».  Elle invite à réfléchir sur la façon d'accompagner les défunts. Ses recherches portent sur les relations qu’entretiennent les vivants avec eux.
« J’essaie de comprendre celles-ci dans toute leur diversité, sans m’en tenir aux situations de deuil au sens strict. Toutes les personnes qui ont bien voulu m’apporter leur témoignage m’ont aidée à construire ma réflexion. J’espère avoir pu les aider en retour à renégocier leur relation avec une personne disparue, lorsqu’elles en éprouvaient le besoin. »
Son travail et ses réflexions permettront d’ouvrir des pistes, d’envisager des solutions pour transformer le lien après le confinement. Chacun·e pourra poser des questions pendant le Facebook Live et alimenter le débat.
 
Café mortel du 4 mai ICI  
 



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​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
vocal_001_14.mp3 Vocal 001.mp3  (563.39 Ko)


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