Le Réseau des Amis d'Histoires Ordinaires

05/05/2019

Ubuntu : « Lire, écrire et penser l’Afrique »


UBUNTU était une devise de Nelson Mandela. Elle signifie : « Je suis parce que nous sommes ». C'est aussi, dans cet esprit, un atelier créé au sein de la Maison Internationale de Rennes par un ami fidèle et grand connaisseur de l'Afrique et des Africains : Francis Le Hérissé. Depuis 2017, avec une équipe qu'il a constituée, il publie en format PDF un journal offrant un nouveau regard sur l’Afrique et les Caraïbes à partir notamment de ce qu’en disent et écrivent leurs conteurs et leurs auteurs.



Dans le dernier numéro : "Des colonies aux indépendances en Afrique"

ubuntu_n_17.pdf UBUNTU N°17.pdf  (2.19 Mo)
Encore un très riche dossier dans le dernier numéro d'Ubuntu. Pour "rafraîchir une mémoire souvent défaillante" et saisissant l'occasion du 60e anniversaire des indépendances africaines, Ubuntu propose un parcours historique, principalement en Afrique subsaharienne, pour "trouver les sens et les cohérences qui nourrissent le présent et préparent un avenir encore incertain."

Parmi les numéros précédents

Les Droits de l'enfants en Afrique




Ubuntu en quelques lignes

" L’atelier UBUNTU de la MIR est né le 2 mai 2016 au Collège de France lors du Colloque organisé par Alain Mabanckou où étaient rassemblées dix-neuf personnalités, philosophes, historiens ou économistes. Les autres contributeurs étaient des auteurs africains - écrivains, clameur...-, ou encore des Françaises et des Français impliqués dans ce qui lie le continent noir à notre pays, l’immigration ou l’histoire coloniale. Le Colloque a été prolongé à Dakar par les Ateliers de la pensée où étaient réunis par Achille Mbembe et Felwine Sarr penseurs, écrivains, et universitaires africains pour réfléchir autour des nouvelles interrogations suscitées par les transformations du monde contemporain… dont la place actuelle et à venir de l’Afrique.

L’atelier UBUNTU de la MIR a été créé par l’Assemblée Générale en 2017 pour s’inscrire dans la même démarche. Il est temps de « décoloniser la France » comme le propose Alain Mabanckou et comme le dit le proverbe "Tant que les lions n'auront pas leur propre histoire, l'histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur ».

L’atelier UBUNTU de la MIR participe à une interrogation qui se développe de plus en plus sur les raisons et le sens de certains projets de solidarité internationale relevant encore de l’humanitaire et du caritatif pour compenser les dommages causés par les politiques du Nord aux dépens des populations du SUD et qui maintiennent des situations de dépendance que font perdurer nos multinationales et les restes de la FrançAfrique auprès des despotes locaux.

L’atelier UBUNTU de la MIR s’inscrit en Francophonie par le fait que nous et nos partenaires partageons la même langue et que la langue française demeure l’un des plus sûrs ferments de la diversité culturelle et linguistique dont la reconnaissance et la promotion sont les gages d’un dialogue inclusif entre les femmes et les hommes, entre toutes les traditions et les cultures ainsi qu’entre les différentes formes d’organisation des sociétés humaines.
D’où la question de l’ambiguïté de l’OIF qui, sous le couvert de certaines valeurs identiques, maintient plus ou moins la relation ancienne de dépendance. Rappelons que, sur 274 millions de locuteurs, 63 millions seulement sont français et que la langue française appartient à toutes celles et ceux qui la parlent. Par exemple, comme disait l’écrivain algérien Kateb Yacine, "la langue française est un butin de guerre" !

L’atelier UBUNTU pour LIRE ECRIRE ET PENSER L’ARIQUE est construit par ses participants à travers diverses activités :
Lectures mensuelles de textes à Rennes et Vezin-Le-Coquet ; 
Rencontres avec des écrivains africains ou caribéens ;  
Création de LIVRES VIVANTS : « Ruptures et résistance en Haïti » en mai 2018 à Rennes au pluriel et au Festival des 4 chemins à Port au Prince en novembre 2018 ; 
Rencontres francophones ;
Etc…. "




Le Webdocumentaire





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Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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