Solidaires

Serbie, Italie, Paris : l'émouvant soutien des musiciens


23/03/2020




Après les chants et interprétations musicales sur les balcons en Italie (comme ICI  ou ICI), à Paris (ICI) , l’interprétation spontanée à Quimper vendredi dernier de « Frañsou Minez »  par les musiciens de bagadoù, l’Orchestre national de Serbie, hébergé par le Théâtre national, offre un émouvant témoignage de solidarité avec le peuple italien. Chaque musicien, confiné à son domicile, a interprété le chant de résistance “Bella Ciao”, tout en respectant les règles sanitaires en vigueur dans leur pays.
 
Le Théâtre national de Serbie reconnu « bien culturel »

Dès sa création, en 1868, le Théâtre National Serbe est alors considéré comme le lieu privilégié d’expression de la culture serbe en Autriche-Hongrie. Il résiste aux turbulences et événements divers qui bouleversent l’histoire serbe et survit comme un témoignage de préservation de la culture et de la tradition serbe, « mais aussi comme un véritable phare de la spiritualité serbe dans l’avenir. En raison de ses valeurs culturelles, historiques, architecturales, urbaines, artistiques et esthétiques, le Théâtre National de Belgrade a été nommé bien culturel d’une grande importance en 1983 » (wikipedia).








Le billet de la semaine

L'oiseau

Dans sa cage, l’homme regarde l’oiseau. Et l’oiseau regarde l’homme. Soudain, l’oiseau s’envole. Il file vers la plage, se pose à un mètre d’un CRS qui contemple la mer, guette un confiné évadé ou songe aux Gilets Jaunes qu’il blessait l’an dernier. L’oiseau reprend son vol. Il voit l’agitation aux portes de l’hôpital, une soignante adossée au mur, épuisée, accablée. Aperçoit dans les rues vides un livreur, des éboueurs, une caissière derrière une vitre, un petit peuple qui assure la survie. Il survole des cages avec de grands jardins et d’autres empilées, entassées. Curieux humains qui s’accommodent des inégalités et font preuve de solidarités. Puis il croise d’autres oiseaux. Ils chantent de nouveau dans la ville. Une femme à son balcon les observe et sourit, protectrice. L’oiseau revient. Il retrouve l’homme dans sa cage. « Alors ? », demande l’homme. « Il faut tout changer », répond l’oiseau. L’homme se lève enfin : «  Oui, on va tout changer. »

Michel Rouger

26/03/2020

Nono

Newsletter