Vu, lu, entendu...

03/11/2012

Retour sur le drame des Harkis



En 1975, dans le département du Gard, quatre hommes cagoulés et armés entrent dans la mairie de Sant-Laurent-des-Arbres et menacent de tout faire sauter. Leur revendication : fermer le camp des harkis installé tout près de là, à Saint-Maurice-l'Ardoise, où « vivent » derrière miradors et barbelés quelque 1200 harkis et leurs familles depuis la fin de la guerre d'Algérie treize ans plus tôt. Au bout de 24 heures, ils obtiennent gain de cause.

Dans ce film, Anne Gromaire et Jean-Claude Honnorat reviennent sur l'évènement et sur le scandale des camps de harkis en compagnie de Hocine, l'un des quatre hommes, qui s'est décidé à parler 35 ans après. D'autres personnnes, des hommes et des femmes qui ont connu ce camp, témoignent aussi. À travers le nécessaire travail de mémoire, Harkis, les camps de la honte offre l'occasion d'approfondir et de comprendre le drame des harkis dans toute sa complexité et de les libérer de l'image de  « traîtres ». 
 




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Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

Nono












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