Vu, lu, entendu...

03/11/2012

Retour sur le drame des Harkis



En 1975, dans le département du Gard, quatre hommes cagoulés et armés entrent dans la mairie de Sant-Laurent-des-Arbres et menacent de tout faire sauter. Leur revendication : fermer le camp des harkis installé tout près de là, à Saint-Maurice-l'Ardoise, où « vivent » derrière miradors et barbelés quelque 1200 harkis et leurs familles depuis la fin de la guerre d'Algérie treize ans plus tôt. Au bout de 24 heures, ils obtiennent gain de cause.

Dans ce film, Anne Gromaire et Jean-Claude Honnorat reviennent sur l'évènement et sur le scandale des camps de harkis en compagnie de Hocine, l'un des quatre hommes, qui s'est décidé à parler 35 ans après. D'autres personnnes, des hommes et des femmes qui ont connu ce camp, témoignent aussi. À travers le nécessaire travail de mémoire, Harkis, les camps de la honte offre l'occasion d'approfondir et de comprendre le drame des harkis dans toute sa complexité et de les libérer de l'image de  « traîtres ». 
 




Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Fou du Puy

En cet an de grâce 2020, le Président de la République Française a donc offert au vicomte vendéen Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon le privilège d’ouvrir la saison culturelle estivale avec ses troupes médiévales et archaïques en lieu et place des poètes, musiciens, comédiens et autres saltimbanques d’aujourd’hui empêchés. De tout le pays fusent les protestations, bruissent les questions. Pourquoi le vicomte ? Pourquoi cet affront au grand voisin vendéen, le radical Clemenceau, dont le chef de la "guerre" anti-virus dit pourtant aussi s’inspirer ? Le Président communiquant joue avec tous, son Premier ministre, ses députés, ses opposants mais surtout, il est fou du Puy du Fou. Le jeune bourgeois picard adoubé à Paris par un président socialiste mais déplorant l’absence de la "figure du roi ", avait lancé en 2016, visitant le vicomte : "Je ne suis pas socialiste", "je suis Puyfolais". Plus que de Clemenceau, Puyfolais 1er va donc peut-être s’inspirer de Cathelineau ou Charette pour rassembler ses troupes de Marcheurs aujourd’hui quelque peu en désordre.

Michel Rouger

28/05/2020

Nono












Partenaires