Vu, lu, entendu... Palestine

06/12/2012

Reporter à Gaza : « Je ne me tairai pas »




Dans une école, une chaise vide... (Photo Caroline Bourgeret)
Dans une école, une chaise vide... (Photo Caroline Bourgeret)
Rue89  a offert le 3 décembre un témoignage fort sur les difficultés et le courage d'un reporter, ces dernières semaines, à Gaza. Caroline Bourgeret décrit en détail les mille problèmes et souffrances que doivent affronter les habitants et aussi ses propores difficultés matérielles et morales tant les critiques voire les insultes tombent par Twitter ou Facebook.
 
« A une prétendue objectivité aseptisée et hypocrite,  répond-elle en conclusion à ses détracteurs, je préfère une honnêteté nue, sans fard et humaine. Je suis payée pour être vos yeux et vos oreilles là où vous ne pouvez être. Est-ce ma faute si la réalité que je rapporte va à l’encontre de certains agendas politiques ?
J’ai été élevée dans une société où la liberté de la presse est sacrée et je n’ai pas choisi de faire ce métier pour abdiquer aujourd’hui devant des intimidations, quelles qu’elles soient.
Si pour rester une journaliste « légitime », il faut falsifier la réalité, alors j’entamerai fièrement une carrière de journaliste illégitime. Je ne me tairai pas. »
 
 
 
 





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Le billet de la semaine

​Méditation

La méditation étant devenue la recette du bonheur face aux brutalités du temps, méditons. Avons-nous suffisamment pensé à Jacques Chirac tous ces jours-ci ? Clairement non. A la fulguration surtout de 1995 sur « la fracture sociale » et ce qui s'en suivit, c'est-à-dire rien. Pourquoi rien ? Parce qu'il aimait les gens. La fracture s'aggrava mais les gens, sentant qu'il les aimait, l'aimèrent pour toujours, spécialement à sa mort. Aujourd'hui, le président aggrave aussi la fracture sociale. A partir du 1er novembre, la réforme de l'assurance chômage va jeter des dizaines de milliers de personnes dans la pauvreté. Mais s'il se faisait aimer en aimant autant les gens que Jacques Chirac, ça passerait. Pourquoi a-t-on besoin d'être aimé de notre monarque républicain ? Pour oublier ? A creuser à la prochaine méditation. 

Michel Rouger

02/10/2019

Nono












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