Vu, lu, entendu... Travail

Portrait d'intermittent du spectacle


13/06/2014

En écho au mouvement des intermittents du spectacle revenons sur le portrait que nous faisions en Octobre 2012 de Régis BOULARD.




Depuis 16 ans, Régis Boulard, batteur reconnu sur la scène rock et free music, vivait de son art. Jusqu'à ce que la maladie le terrasse. Sept mois de souffrance, la vie en suspens mais aussi les revenus qui fondent, les dettes qui gonflent : ses droits d'intermittent du spectacle s'étaient comme noyés dans les arcanes des règlements et de l'administration du travail. Une autre bataille a alors commencé.


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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

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