(Dé ?)confiné·e·s

07/05/2020

" Nos vitrines parlent à l’heure du confinement " : photographiez et participez



Le principe du défi collaboratif « Nos vitrines parlent à l’heure du confinement » est simple : "Lors de nos brèves sorties autorisées, prendre de manière la plus systématique possible des photographies en gros plan et en mode paysage des messages apposés par les commerçants dans leurs vitrines, par les responsables de lieux publics non-commerçants sur leurs façades ou par les citoyens sur leurs fenêtres privées et de les partager sur les réseaux sociaux".

L'objectif de l'opération pilotée par Sarah Gensburger (CNRS) et Marta Severo (Université Paris Nanterre), lancée également en italien et en anglais ? Répondre aux questions suivantes : "Comment parlons-nous du confinement ? Avec quels mots et quelles phrases ? Qui nommons nous comme responsables de la décision de confinement qui nous contraint à rester chez nous et à limiter le plus possible nos déplacements ? Quels documents garderons-nous pour témoigner de cette période dans le futur ? "

Autrement dit, "cette collection permettra de construire une mémoire photographique des quartiers lors du confinement. Ces informations donneront lieu à des analyses scientifiques tandis que les photos constitueront un fond photographique qui sera conservé et fera patrimoine."

Comment ça marche ? Voir le pdf ci-dessous. En résumé, vous vous rendez sur la plateforme  recueillant les contributions, renseignez la photo (date, lieu etc.). Vous pouvez aussi choisir de poster sur facebook, twitter ou instagram.  

A découvrir dans le même esprit

La fabrique des sciences sociales faire-savoirs  animée par Isabelle Backouche, historienne de la ville, spécialiste de Paris (EHESS) et Sarah Gensburger, sociologue de la mémoire (CNRS), qui cherche à "créer des ponts entre la recherche scientifique et la société".​

Ça s'est passé ici, des séries sonores  qui racontent l'Histoire à l'endroit où elle a eu lieu, en explorant un quartier, une rue, un bâtiment et en donnant la parole - grâce aux archives - à ceux qui l'ont vécue.



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Le billet de la semaine

​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
vocal_001_14.mp3 Vocal 001.mp3  (563.39 Ko)


26/11/2020

Nono



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