Comprendre

04/05/2020

"Manger au temps du coronavirus" : votre avis ?


Des chercheurs ont lancé une enquête sur nos habitudes d'alimentation en cette période de confinement. Ils invitent tous les volontaires à y participer.



Davantage de produits frais et locaux et de cuisine maison, des modification des circuits d’approvisionnement… le confinement a des effets majeurs sur la production et les comportements alimentaires. Et ces effets pourraient perdurer, comme l’explique Catherine Darrot, sociologue et ingénieure agronome, pour qui cette crise pourrait constituer un accélérateur de transition. Cette enquête avec la participation de volontaires a été lancée depuis le mois de mars 2020.

Au 21 avril, 430 remontées d’expériences via le formulaire ont été recueillies,. L'analyse des contributions montre une priorité aux activités dapprovisionnement ou de vente plus qu'à celles de production ou de logistique. Les principaux lieux d’approvisionnement décrits sont d'abord le magasin représentant les circuits longs et d’autre part le marché et le producteur représentant les circuits courts. Avec les mots « bio», « frais », la question de la qualité de l’alimentation reste présente dans les observations. 

Toutes les contributions bienvenues

Cette enquête a pour but de recueillir les expériences et réflexions de volontaires concernant les impacts de la crise sur leurs comportements et sur l’organisation des chaînes alimentaires, courtes et longues, locales et non locales, pour partager les "bonnes idées" mais aussi les difficultés. Toutes les contributions sont les bienvenues, précisent les initiateurs de l'étude qu'elles concernent ce qui se fait à la maison, dans le quartier ou village où on habite, autant que dans les supermarchés, les commerces, les marchés, les entreprises agroalimentaires, l'aide alimentaire, la restauration... Les retours d'expérience peuvent concerner le domaine personnel autant que professionnel. 

L’enquête Manger au temps du coronavirus a été initiée par des membres de l’unité mixte de recherche Espaces et Société (CNRS, Université Rennes 2), avec le cabinet coopératif Terralim  et les Civam de Bretagne  grâce à la stimulation du Centre permanent d’initiatives pour l’environnement de Belle-Île-en-Mer  et l’association Fert'Île de Bréhat 




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Liberté

46 jours. Ça fait 46 jours qu’on est assignés, bouclés dans 3,1416 km², sans pouvoir frôler, toucher, embrasser, festoyer, jogger, bicycletter, surveillés par des policiers à pied, à cheval, à vélo, à moto, en auto, en hélico, épiés par des collabos... Y’a que d’aller bosser qui rend libre, chose au reste discutée depuis l’aube de l’humanité. Au moins, nous voilà à J-11 de la semi-liberté conditionnelle. Sauf que le gouvernement continue de bricoler son StopCovid d’apprenti sorcier. Alors là, geste barrière : Stop au StopCovid. Le confiné sur canapé, qui poste à qui veut sa vie privée sur son smartphone, doit cette fois dire non. Non à tous les virus de l’e-surveillance politique qui mutent vite en virus Xi Jinping que la dictature chinoise veut répandre dans les démocraties : il est déjà à Nice… Ne pas sacrifier la Liberté au besoin de sécurité qui se nourrit de toutes nos peurs est un bon sujet de réflexion et d'action pour les 220 jours de semi-liberté qui nous attendent sans doute d’ici le réveillon. Quand enfin on s’embrassera. Bonne Année ! La santé surtout. Et la Liberté. Peut-être...

Michel Rouger

30/04/2020

Nono












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