Vu, lu, entendu... Palestine

01/05/2014

Le road movie en Palestine de Nabil Ayouch


To my Land, est un web-documentaire de 90 minutes qui donne à voir le long périple de sept ans (2003-2010) que Nabil Ayouch a effectué et les témoignages qu'il a recueillis notamment sur le conflit israélo-palestinien.


Nabil Ayouch l'auteur est né en France en 1969, d’un père musulman marocain et d’une mère juive, d’origine tunisienne. 

« Pour la communauté juive qui m’entourait, dit il en voix off, au début du documentaire My land, j’étais cet enfant un peu particulier, fruit d’un mariage pas accepté, jamais digéré.  Au Maroc, j’étais le fils de la juive.  Je ne pense pas avoir souffert des non-dits, des chuchotements, des jugements, car je refusais de les entendre. J’ai souffert d’un conflit qui alimentait toutes les conversations, qui résonnait constamment au sein de mes deux familles. Un conflit, dans une contrée lointaine, entre deux peuples qui se battaient pour la même terre.  Ce conflit ne m’a jamais quitté.  »


Accédez directement au web documentaire Ici 
 


To my land prolonge le travail de mémoire de "My land" sous un angle beaucoup plus personnel. En 14 épisodes durant 90' le cinéaste trace sa route au Sud Liban, en Palestine et en Israël. La multiplication des scènes de vies (partie de raquettes dans le camp de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila au Liban) et des visites de sites clés du conflit (la prison d'Al Khiam) nous plonge dans le quotidien de la région.  

Nabil Ayouch confie au web-spectateur, dès le premier chapitre, que c'est en partie “son histoire” qu'il nous raconte. Il nous guide ainsi dans son périple en voix-off, essentielle pour notre compréhension de l'image.  

Visionner le film "My land"

Le web documentaire donne envie de voir le film initial, My land, sorti en salle en 2012. Il est accessible sur Viméo ICI

"My Land" donne la parole à de vieux réfugiés palestiniens qui ont fui en 1948 sans jamais retourner sur leur terre, et qui vivent dans des camps au Liban depuis plus de 60 ans. Cette parole est entendue par de jeunes israéliens de 20 ans qui construisent leurs pays, se sentent viscéralement attachés à leur terre, mais sans jamais vraiment savoir expliquer pourquoi. Entre ces deux mémoires, il y a une réalité. La réalité de deux peuples qui se battent pour la même terre. Il en ressort un dialogue à distance qui met en perspective ce conflit sous un angle avant tout humain.  

 

Accéder à la fiche documentaire sur le site Le Maghreb des films.









Le billet de la semaine

​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
vocal_001_14.mp3 Vocal 001.mp3  (563.39 Ko)


26/11/2020

Nono



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