L'invité du mois
Étienne Pinte. Dans le débat politique, et alors que les deux grands partis, le PS et l'UMP, traversent une profonde crise, la voix de ce député libre, marqué à droite mais maintes fois engagé dans les combats de la gauche, manque. Aujourd'hui, il n'est plus à l'UMP. "J'appartiens au parti des pauvres" dit le président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion...

L'invité 04/09/2014

En cette rentrée, Histoires Ordinaires propose à ses lecteurs une nouvelle rubrique, « L'invité du mois », animée par Tugdual Ruellan. Par cette interview, nous voulons inscrire davantage nos histoires singulières dans le paysage public, dans les grands débats citoyens au premier rang desquels nous mettons celui de l'exclusion tant il est vrai qu'on reconnaît l'état d'une société à la façon dont...
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Le billet de la semaine

​Montez !

Sitôt passée la station Europe, les cars Macron ont pris la route pour aller ramasser les élus de droite et du centre inquiets pour leur siège à neuf mois des élections municipales. Allez, montez ! Et hop, 72 politiciens ont grimpé, regardés l'œil mauvais par leurs rivaux plus rapides qu'eux en macronie. Celle-ci est plus que jamais un hall de gare où se croisent tous les ex : ex-gaullistes, ex-chiraquiens, ex-giscardiens, ex-radicaux, ex-socialistes, ex-mitterrandiens, ex-rocardiens, ex-Verts... Un parti d'ex, centriste, ou plutôt excentrique, qui roule en zigzag,  jusqu'ici à droite, maintenant soudain à gauche."Le capitalisme est devenu fou", a lancé mardi le Président en stigmatisant la "captation des richesses par quelques-uns". Une seconde, on a cru qu'il allait entonner Debout, les damnés de la terre  et rétablir l'impôt sur la fortune pour les gros actionnaires. Mais non. Dans le car, les 72 élus de droite sont rassurés. Ils peuvent même se réjouir : ce coup de volant à gauche peut aider à ravir des villes aux socialistes.

​Michel Rouger

13/06/2019

Nono