Vu, lu, entendu... Europe

28/06/2012

Kadir, le "kurde breton", du fond de sa prison...



Kadir, le "kurde breton", du fond de sa prison...
À la veille de ce nouvel été, de nombreux innocents croupissent en prison. Kadir est de ceux-là, comme beaucoup de ses amis kurdes dans les geôles de Turquie. Abdulkadir Dilsiz a été interpellé le 4 janvier 2008 puis torturé, incarcéré, jugé et condamné le 2 octobre 2009 à treize années de prison. Sa « faute » qui, bien sûr, n'est qu'un prétexte : « avoir travaillé quelques mois à ROJ TV, cette télévision kurde en exil, émettant depuis le Danemark, qui énerve tant la Turquie » expliquent les Amitiés kurdes de Bretagne.

 Kadir, militant des droits humains et de la cause kurde, est connu en Bretagne où il a résidé et milité. Il a ainsi participé, en tant que traducteur, au film " Un hiver à Istanbul"  qui raconte l’histoire de prisonniers politiques en grève de la faim contre l’isolement cellulaire... Les Amitiés Kurdes de Bretagne invitent à lui écrire.







Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












Partenaires