Vu, lu, entendu...

Faire pousser une ferme près de chez vous


06/07/2011



« Comment contribuer à une nouvelle façon de penser la terre ? » La question, qui taraude des paysans comme Rémi Serres, est posée par René Becker, un des membres fondateurs de « Terre de Liens ». Et elle résonne de plus en plus fort quand on voit l’achat éhonté des terres africaines par les multinationales ou la désertification rurale de notre pays faute, pour beaucoup de jeunes, de pouvoir s'installer.

Il y a urgence à trouver des réponses qui nous concernent en tant que citoyen et consommateur. Et 
« Terre de liens  » en est une. Cette association agit concrètement depuis 2003 pour l’installation et le maintien de lieux agricoles biologiques et donne une chance à des porteurs de projet d’accéder à la terre, de maintenir les fermes existantes et ainsi de favoriser la transmission.

Terre de liens donne aussi à chacun de nous la possibilité d’exercer sa responsabilité sur l’usage qu’il est fait de son territoire. Une invitation via la Foncière de Terre de Liens à acheter de la terre de façon collective et solidaire : c’est l’objectif de l’opération « Faire pousser une ferme près de chez vous »

Parmi les témoignages recueillis sur le site, celle de Colette : « Sur cette planète qui marche sur la tête, j'ai rencontré des personnes assez créatives et audacieuses pour envisager d'acheter collectivement des terres et permettre à des gens des villes de rencontrer des gens des champs… qui maintenant s'organisent, échangent, construisent, épargnent ensemble. Des paysans peuvent aujourd'hui accéder à la terre sans s'endetter. »

Autres témoignages (vidéos)

Voir aussi la coopérative de finances soildaires, la Nef
 




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Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

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