Vu, lu, entendu...

Faire pousser une ferme près de chez vous


06/07/2011



« Comment contribuer à une nouvelle façon de penser la terre ? » La question, qui taraude des paysans comme Rémi Serres, est posée par René Becker, un des membres fondateurs de « Terre de Liens ». Et elle résonne de plus en plus fort quand on voit l’achat éhonté des terres africaines par les multinationales ou la désertification rurale de notre pays faute, pour beaucoup de jeunes, de pouvoir s'installer.

Il y a urgence à trouver des réponses qui nous concernent en tant que citoyen et consommateur. Et 
« Terre de liens  » en est une. Cette association agit concrètement depuis 2003 pour l’installation et le maintien de lieux agricoles biologiques et donne une chance à des porteurs de projet d’accéder à la terre, de maintenir les fermes existantes et ainsi de favoriser la transmission.

Terre de liens donne aussi à chacun de nous la possibilité d’exercer sa responsabilité sur l’usage qu’il est fait de son territoire. Une invitation via la Foncière de Terre de Liens à acheter de la terre de façon collective et solidaire : c’est l’objectif de l’opération « Faire pousser une ferme près de chez vous »

Parmi les témoignages recueillis sur le site, celle de Colette : « Sur cette planète qui marche sur la tête, j'ai rencontré des personnes assez créatives et audacieuses pour envisager d'acheter collectivement des terres et permettre à des gens des villes de rencontrer des gens des champs… qui maintenant s'organisent, échangent, construisent, épargnent ensemble. Des paysans peuvent aujourd'hui accéder à la terre sans s'endetter. »

Autres témoignages (vidéos)

Voir aussi la coopérative de finances soildaires, la Nef
 




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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono