Vu, lu, entendu...

18/10/2011

En librairie : « Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut »




En librairie : « Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut »
 Alors que s'est abattu, en septembre, sur les amateurs de lecture, ce qu'il est convenu d'appeler « la rentrée littéraire » (quelque 650 titres cette année), j'ai envie de vous dire un mot sur ce livre paru à l'automne 2010, récompensé en juin 2011 par le prix Ouest-France/Etonnants Voyageurs. Un petit livre de 126 pages, paru chez un « petit » éditeur, un livre pourtant que l'on n'oublie pas et qui vous touche au plus profond de vous-même pour qui s'intéresse à la marche du monde.

« Si tu cherches la pluie, elle vient d'ailleurs » nous parle de l'Algérie, un pays si proche et pourtant si lointain. A travers le destin d'un couple de la classe moyenne, il nous fait saisir l'horreur et la douleur de ces années de plomb dont le pays est loin d'être vraiment sorti, même si le niveau de violence a sérieusement baissé. Un livre dur, jamais gratuitement, un livre fort.  

Clarisse Lucas
 
« Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut », de Yahia Belaskri, Editions Vents d'Ailleurs
 
 


Tags : Livres



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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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