Vu, lu, entendu...

18/10/2011

En librairie : « Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut »



En librairie : « Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut »
 Alors que s'est abattu, en septembre, sur les amateurs de lecture, ce qu'il est convenu d'appeler « la rentrée littéraire » (quelque 650 titres cette année), j'ai envie de vous dire un mot sur ce livre paru à l'automne 2010, récompensé en juin 2011 par le prix Ouest-France/Etonnants Voyageurs. Un petit livre de 126 pages, paru chez un « petit » éditeur, un livre pourtant que l'on n'oublie pas et qui vous touche au plus profond de vous-même pour qui s'intéresse à la marche du monde.

« Si tu cherches la pluie, elle vient d'ailleurs » nous parle de l'Algérie, un pays si proche et pourtant si lointain. A travers le destin d'un couple de la classe moyenne, il nous fait saisir l'horreur et la douleur de ces années de plomb dont le pays est loin d'être vraiment sorti, même si le niveau de violence a sérieusement baissé. Un livre dur, jamais gratuitement, un livre fort.  

Clarisse Lucas
 
« Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut », de Yahia Belaskri, Editions Vents d'Ailleurs
 
 


Tags : Livres



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Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

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