01/09/2014

En Europe, la liquidation du patrimoine en marche



Braderie de forêts, vente à la découpe de montagnes, privatisation du patrimoine de l’Antiquité. Cela pourrait être un canular. Et pourtant, l’enquête Europe à vendre, diffusée sur Arte le 26 août et visible sur internet jusqu’à jeudi, multiplie ces exemples de (tentative de) privatisation des biens publics par les municipalités, les régions, les Etats. Des biens dont la liste circule sur le web.
 
A qui appartient ce patrimoine culturel, naturel ou urbain commun à l’Humanité ? Les accès aux forêts domaniales, parcs, massifs montagneux, vestiges de pierre antiques seront-ils bientôt tous interdits au public… ou payants ?
 
En Irlande, en Allemagne, en Grèce et ailleurs, des citoyens se révoltent contre cette liquidation. Résistances fragiles face aux puissances du marché. Parce que, met en garde la Woodland league irlandaise, « ne pas avoir accès à la terre, c’est être esclave. »








Le billet de la semaine

Palestine


Notre "guerre" contre le virus et notre couvre-feu apparaissent ô combien ridicules aujourd’hui devant le deuil, la colère et la peur qui envahissent de nouveau la Palestine. A Gaza, en Cisjordanie, à Jérusalem mais aussi cette fois dans les villes israéliennes. De guerre lasse comme l’on dit, l’opinion mondiale avait fini par se détourner du drame des Palestiniens. Les démocraties européennes fermaient les yeux sur une colonisation toujours plus agressive, un apartheid sans complexe, la dérive dans les deux camps de pouvoirs corrompus, l’enracinement d’une extrême droite israélienne jeune et provocatrice. L’Europe ne devrait pourtant jamais oublier que la confrontation qui continue sans fin d’ensanglanter la Palestine est née surtout de son propre passé antisémite et colonial.

Michel Rouger
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12/05/2021

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