Vu, lu, entendu... Europe

En Europe, la liquidation du patrimoine en marche


01/09/2014



Braderie de forêts, vente à la découpe de montagnes, privatisation du patrimoine de l’Antiquité. Cela pourrait être un canular. Et pourtant, l’enquête Europe à vendre, diffusée sur Arte le 26 août et visible sur internet jusqu’à jeudi, multiplie ces exemples de (tentative de) privatisation des biens publics par les municipalités, les régions, les Etats. Des biens dont la liste circule sur le web.
 
A qui appartient ce patrimoine culturel, naturel ou urbain commun à l’Humanité ? Les accès aux forêts domaniales, parcs, massifs montagneux, vestiges de pierre antiques seront-ils bientôt tous interdits au public… ou payants ?
 
En Irlande, en Allemagne, en Grèce et ailleurs, des citoyens se révoltent contre cette liquidation. Résistances fragiles face aux puissances du marché. Parce que, met en garde la Woodland league irlandaise, « ne pas avoir accès à la terre, c’est être esclave. »






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Le billet de la semaine

​Hécatombes

La pollution auxiliaire numéro 1 de la mort. Près de neuf millions de victimes par an, selon une étude publiée mardi, dont 800 000 en Europe et 67 000 en France. Qu'ont bien pu faire ces dernières décennies les géants de la pétro-agro-bio-chimie et de l'automobile pour réduire cette pollution, cette hécatombe ? Rien. Ils continuent de cracher leurs particules à la même cadence qu'ils abreuvent de dividendes leurs actionnaires  et font bosser leurs salariés dont les cancers et les burn-out s'ajoutent à leur bilan. Les catastrophes liées au dérèglement climatique - qui, dès maintenant, tuent, blessent et déplacent des millions de personnes – ne les émeuvent pas davantage. Pas plus que Boeing n'a été ému par les 189 morts d'un premier crash de 737 Max en octobre. Il a fallu 157 nouvelles victimes dimanche, à Addis Abeba, pour que la firme soit acculée et que son action dévisse : au siècle du tout capitalisme, les chiffres de ses victimes devraient voisiner aux infos avec les cours du Dow Jones ou du CAC 40. 

Michel Rouger

14/03/2019

Nono