15/04/2020

Des masques inclusifs pour malentendants



Masques en papier, masques faits maison, masques commandés par centaines, masques enjeux de surenchères internationales…, pas un jour, pas une info qui ne parle de masques. Une initiative passe cependant pratiquement inaperçue alors qu’elle concerne des milliers de personnes... 

Depuis le début de la pandémie, les malentendants perdent en communication. À cause de la distanciation, ils ne peuvent s’approcher de leur interlocuteur pour mieux l’entendre, partager carnet et stylo pour poser des questions et lire les réponses.  Avec la généralisation du port du masque, le fossé se creuse encore : pas de lecture labiale possible, une grammaire de la LSF faussée à cause de l’absence d’expression du visage, élément qui donne généralement un sens au discours.
 
Une toulousaine de 31 ans, Anissa Mekrabech, elle-même sourde, s’est inspirée de l’idée d’une américaine de 21 ans, Ashley Lawrence, pour réaliser un masque inclusif, avec un espace transparent au niveau de la bouche. Créatrice en maroquinerie, elle utilise coton et acétate : «  C’est un prototype à travailler. Je voudrais qu’il soit aux normes [ Afnor ], faire appel à une entreprise de fabrications de masques et ensuite lancer la production. »

Pour financer les prototypes, la production, la certification et la distribution sur le marché français et européen, Anissa lance une cagnotte participative sur fr.gofundme.com. Son projet est de fournir d’abord le personnel soignant pour éviter que sourds et malentendants souffrent d’ exclusion sociale et de repli sur soi. Mais, elle croit fermement que le masque transparent peut aussi concerner tout le monde, en particulier les enfants qui pourront ainsi «  voir un sourire, une expression rassurante et bienveillante ». Puisse-t-elle être entendue !

Lydia Goubier


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Dimanche soir


Ainsi, avançant l’été d’une journée, le gouvernement nous permet de fêter jusqu’au bout de la nuit le dimanche électoral. A quatre jours du scrutin, cette largesse ne peut que ravigoter les candidats Marcheurs qui ont dû mal à masquer leur gêne devant le mauvais coup porté à la Loi Molac et à diverses volontés populaires. Elle devrait permettre aussi aux présidents, secrétaires et assesseurs des bureaux de vote de célébrer autour d’un pot bien mérité un engagement citoyen qui fait bien défaut à chaque rendez-vous électoral. Car la démocratie, frappée par l'abstention, pourrait bien, elle, ne pas être à la fête dimanche soir. 

Michel Rouger
20210617_dimanche_soir.mp3 20210617 dimanche soir.mp3  (787.06 Ko)


17/06/2021

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