(Dé ?)confiné·e·s

21/03/2020

Dans le confinement, restons groupés !


Dans le confinement, restons groupés ! C’est le message que nous adresse Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS, dans son éditorial du 18 mars, sur le site du Labo de l'ESS.


LU sur le site du Labo de l’ESS
 
« Vivre et résister, c’est montrer qu’au contraire du repli, de l’égoïsme, du chacun pour soi, le confinement physique va de pair avec le souci de l’autre, l’esprit collectif, l’exercice de ses responsabilités sociétales. » Le Labo de l’ESS est un « think tank », lieu d’échanges et de coopérations, qui construit, par un travail collaboratif, des axes structurants de l’économie sociale et solidaire, à partir d’initiatives concrètes, innovantes et inspirantes issues des territoires. Depuis son origine, Hugues Sibille, aux côtés de son fondateur Claude Alphandéry, aujourd’hui président d’honneur, y défend les valeurs de l’économie sociale et solidaire.
 
Dans les maquis confinés, les résistants préparent l’après-guerre
 
Le président Macron parle de guerre. Hugues Sibille parle de Résistance : « Dans les maquis confinés, les résistants préparaient l’après-guerre, inventaient le programme du Conseil national de la résistance. » Il nous invite surtout ardemment à penser le « jour d’après » : « Proposons un autre Récit et les transformations concrètes qui l’incarnent. Le Coronavirus doit être aussi une pédagogie d’autres menaces et dérèglements qui sont devant nous. Ce que l’ESS porte depuis des années (coopération, solidarité, absence d’esprit de lucre, responsabilité...), résonne comme jamais : dans les interventions récentes des uns et des autres, y compris au sommet de l’État ou de l’Europe, on sent une brèche. C’est le moment de dire « chiche » haut et fort. »
 
Agir en solidarité, imaginer de nouvelles résiliences collectives
 
Cet avenir (à-venir) peut, pour le Labo de l’ESS s’inventer autour de deux types de démarches. Celle d’abord de la « précaution civique », indispensable pour les semaines à venir et une solidarité active avec tous les acteurs de santé et de l’ESS impliqués au quotidien dans la résistance sanitaire comme les ehpad, les établissements de soin, les services d’aide et de maintien à domicile. C’est aussi le temps d’imaginer « de nouvelles résiliences collectives ». « Jamais, conclut Hugues Sibille, nous n’avons eu autant besoin d’utopies maîtrisées. Dans le confinement, restons groupés ! »

T.R.
 
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​Fou du Puy

En cet an de grâce 2020, le Président de la République Française a donc offert au vicomte vendéen Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon le privilège d’ouvrir la saison culturelle estivale avec ses troupes médiévales et archaïques en lieu et place des poètes, musiciens, comédiens et autres saltimbanques d’aujourd’hui empêchés. De tout le pays fusent les protestations, bruissent les questions. Pourquoi le vicomte ? Pourquoi cet affront au grand voisin vendéen, le radical Clemenceau, dont le chef de la "guerre" anti-virus dit pourtant aussi s’inspirer ? Le Président communiquant joue avec tous, son Premier ministre, ses députés, ses opposants mais surtout, il est fou du Puy du Fou. Le jeune bourgeois picard adoubé à Paris par un président socialiste mais déplorant l’absence de la "figure du roi ", avait lancé en 2016, visitant le vicomte : "Je ne suis pas socialiste", "je suis Puyfolais". Plus que de Clemenceau, Puyfolais 1er va donc peut-être s’inspirer de Cathelineau ou Charette pour rassembler ses troupes de Marcheurs aujourd’hui quelque peu en désordre.

Michel Rouger

28/05/2020

Nono












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