Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

14/08/2014

Dans le camp de réfugiés, le piano d'Ayham al-Ahmad…




« Quand les enfants chantent, je sens qu’il y a encore de l’espoir », dit-il dans le reportage, repris par Libération, que lui a consacré l'Agence France Presse.

Le camp de réfugiés de Yarmouk, dans le sud de Damas, est le plus grand de Syrie. Même si une trêve, fin juin, a apporté une accalmie, la situation de ce camp, pris en otage entre les rebelles qui y sont installés et le régime de Damas, est terrible. Selon des ONG, 150.000 Palestiniens et Syriens y vivaient : ils ne sont plus que 18.000. Selon des ONG, plus de 200 personnes sont mortes de privations, dont 128 de faim, depuis un an.

Dans ce contexte désespérant, le pianiste Ayham al-Ahmad, 26 ans, parcourt les ruelles du camp, s'installe devant son piano, bravant l'opposition des extrémistes hostiles à la musique, et laisse s'envoler des notes d'espoir puisées aussi bien chez le compositeur classique Haydn que dans le jazz oriental. Ayham al-Ahmad est entouré par « la troupe des jeunes de Yarmouk » (ici leur page facebook).
 




Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












Partenaires