Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

14/08/2014

Dans le camp de réfugiés, le piano d'Ayham al-Ahmad…




« Quand les enfants chantent, je sens qu’il y a encore de l’espoir », dit-il dans le reportage, repris par Libération, que lui a consacré l'Agence France Presse.

Le camp de réfugiés de Yarmouk, dans le sud de Damas, est le plus grand de Syrie. Même si une trêve, fin juin, a apporté une accalmie, la situation de ce camp, pris en otage entre les rebelles qui y sont installés et le régime de Damas, est terrible. Selon des ONG, 150.000 Palestiniens et Syriens y vivaient : ils ne sont plus que 18.000. Selon des ONG, plus de 200 personnes sont mortes de privations, dont 128 de faim, depuis un an.

Dans ce contexte désespérant, le pianiste Ayham al-Ahmad, 26 ans, parcourt les ruelles du camp, s'installe devant son piano, bravant l'opposition des extrémistes hostiles à la musique, et laisse s'envoler des notes d'espoir puisées aussi bien chez le compositeur classique Haydn que dans le jazz oriental. Ayham al-Ahmad est entouré par « la troupe des jeunes de Yarmouk » (ici leur page facebook).
 




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​Méditation

La méditation étant devenue la recette du bonheur face aux brutalités du temps, méditons. Avons-nous suffisamment pensé à Jacques Chirac tous ces jours-ci ? Clairement non. A la fulguration surtout de 1995 sur « la fracture sociale » et ce qui s'en suivit, c'est-à-dire rien. Pourquoi rien ? Parce qu'il aimait les gens. La fracture s'aggrava mais les gens, sentant qu'il les aimait, l'aimèrent pour toujours, spécialement à sa mort. Aujourd'hui, le président aggrave aussi la fracture sociale. A partir du 1er novembre, la réforme de l'assurance chômage va jeter des dizaines de milliers de personnes dans la pauvreté. Mais s'il se faisait aimer en aimant autant les gens que Jacques Chirac, ça passerait. Pourquoi a-t-on besoin d'être aimé de notre monarque républicain ? Pour oublier ? A creuser à la prochaine méditation. 

Michel Rouger

02/10/2019

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