Vu, lu, entendu...

14/02/2013

Agir : ces banques françaises qui spéculent sur la faim



Agir : ces banques françaises qui spéculent sur la faim
En rendant la nourriture plus chère, la spéculation sur les matières premières agricoles est une cause majeure de la malnutrition dans le monde, davantage encore que l'accaparement des terres des pays pauvres par des sociétés étrangères. Ces spéculateurs, aux deux-tiers, sont des banques et autres organismes financiers. Oxfam France vient de sortir ainsi un rapport instructif sur le rôle des banques françaises en la matière. « En 2012, indique l'ONG, elles possédaient au moins 18 fonds participant à la spéculation sur les produits dérivés des matières premières, pour une valeur de près de 2,6 milliards d’euros. La BNP Paribas possède à elle seule plus de la moitié de ces fonds. La plupart ont été créés depuis la crise alimentaire de 2008. »

Oxfam France a lancé le 12 février une nouvelle campagne intitulée « Banques : la faim leur profite bien » - . Cette campagne, qui durera jusqu’en juin, vise à interpeller les PDG des grandes banques françaises afin qu’ils mettent fin à ces activités. 





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Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

Nono












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