21/03/2020

A écouter : le Journal de confinement de Wajdi Mouawad


Depuis le 17 mars, Wajdi Mouawad, directeur de La Colline Théâtre national, nous donne rendez-vous du lundi au vendredi à 11 heures pour un épisode sonore inédit de son journal de confinement, de sa propre expérience à ses errances poétiques : « Une parole d'humain confiné à humain confiné. Une fois par jour des mots comme des fenêtres pour fendre la brutalité de cet horizon. »


A écouter : le Journal de confinement de Wajdi Mouawad
Jour 1 : « Quoi faire de ce confinement ? J’ouvre les yeux ce matin après une errance… Qu’est-ce qui nous arrive ? En ce premier jour du confinement, faire l’état des lieux relève d’une impossibilité… »
 
Qui est Wajdi Mouawad ?
Né en 1968, l’auteur, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad passe son enfance au Liban, son adolescence en France et ses années de jeune adulte au Québec, avant de s’installer en France. Il fait ses études à Montréal et obtient en 1991 le diplôme en interprétation de l’École nationale de théâtre du Canada. Il codirige aussitôt avec la comédienne Isabelle Leblanc sa première compagnie, Théâtre Ô Parleur. Parallèlement, il prend en 2000 la direction artistique du Théâtre de Quat’Sous à Montréal pour quatre saisons.

En 2005, il crée les compagnies Abé Carré Cé Carré au Québec et Au Carré de l’Hypoténuse en France. Associé avec sa compagnie française à l'Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry et de la Savoie, de 2008 à 2010, il est en 2009 l’artiste associé de la 63ème édition du Festival d’Avignon, où il présente le quatuor Le Sang des Promesses (Littoral, Incendies, Forêts, Ciels). Il est directeur artistique du Théâtre français du Centre national des Arts d’Ottawa de 2007 à 2012. Depuis septembre 2011, il est artiste associé au Grand T, théâtre de Loire-Atlantique à Nantes. Il est nommé en avril 2016 directeur du théâtre national de la Colline.

T.R.

Le Journal de confinement de Wajdi Mouawad ICI
 


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Poison


La Justice a enfin tranché. Les laboratoires Servier sont condamnés. Pour la mort de 1 500 à 2 000 personnes empoisonnées par le Mediator et pour les souffrances infligées à des milliers d’autres, ils devront verser quelques heures de leur chiffre d’affaires. Quant aux dirigeants, cadres ou experts accusés, ils sont repartis libres avec leurs gardes du corps dans leurs voitures aux vitres teintées. Plus clément que la procureure, le tribunal leur a épargné la prison ferme. Dans la France du XXIe siècle, les juges, qui envoient le petit peuple à tour de bras dans des prisons indignes, restent pétrifiés à l’idée d’enfermer un puissant dans une cellule aménagée. Inébranlable justice de classe. Un vrai poison dans une société déjà peu confiante envers ses institutions. Pour rattraper l’iniquité, reste plus qu’à décider d’un plan médiator transformant la prison ferme en prison avec sursis pour les milliers de détenus non condamnés pour homicides involontaires. 

Michel Rouger
20210401_poison.mp3 20210401 Poison.mp3  (1.11 Mo)


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