Vu, lu, entendu... Europe

Verdi contre Berlusconi


12/07/2011




On ne se lasse pas de voir et d'entendre ce moment d'émotion du 12 mars dernier quand, à Rome, le chef d'orchestre Riccardo Muti, a exceptionnellement repris le célèbre Va pensiero, le choeur des esclaves opprimés de Nabucco, l'opéra de Verdi. Un moment de ferveur intense où le public a partagé ce que le chef d'orchestre a exprimé devant Berlusconi lui-même :

« Alors que je dirigeais le Choeur qui chantait "O mon pays, beau et perdu", j'ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l'histoire de l'Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment "belle et perdue". »




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Le billet de la semaine

​Parole

Manuel Valls s'était engagé à soutenir le vainqueur de la primaire : c'est non, il va voter Macron. François Fillon avait déclaré qu'il ne serait plus candidat s'il était mis en examen ; ben non, je reste. Telle est la parole aujourd'hui de deux anciens premiers ministres rêvant de devenir chefs d'État. Le déshonneur assumé, revendiqué même au nom de l'intérêt supérieur de la Nation quand il ne s'agit que d'intérêt personnel : rebondir en tuant enfin le PS pour l'un, se mettre à l'abri de la justice pour l'autre. De quoi favoriser un peu plus les paroles extrêmes, les mensonges de Marine Le Pen, les bons mots de Jean-Luc Mélenchon. D'inciter les électeurs à rester silencieux le 23 avril. De laisser pour de bon la démocratie sans voix.

Michel Rouger

30/03/2017

Nono



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