Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Trois femmes de Bretagne, trois générations de résistantes


13/03/2014

A l'occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars, sur la scène du festival "les Deiziou", le conteur Lucien Gourong rendait hommage à trois femmes de Bretagne. Des résistantes, chacune à leur manière et dans leur époque : Anne Le Fur, Renée Conan et Rose le Fay.




Samedi dernier, l'association Emglev Bro an Oriant accueillait Anne le Guillou, sociologue, cinéaste, écrivaine  sur la scène des Arc à Lorient, pour une conférence sur les femmes en Bretagne. Elle s'appuyait notamment sur son essai sur la condition féminine : "Pour en finir avec le matriarcat breton".

Lucien Gourong faisait un contrechamp à ses propos en tirant le portrait de trois femmes : Anne Le Fur, résistante à Groix, la lorientaise Renée Conan porteuse de valise pendant la guerre d'Algérie et militante écologique et enfin, sa grand mère, Rose le Fay, maitresse femme de Marin pêcheur, très présente dans l'univers du conteur. 

Trois histoires de femmes ordinaires, engagées, résistantes en toute simplicité.






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Le billet de la semaine

​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono