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Témoignage : il y a six ans, le miracle syrien


15/03/2017



Témoignage : il y a six ans, le miracle syrien
Dans Libération, Mustafa Aljarf, pharmacien d'Alep réfugié à Strasbourg, témoigne du "printemps syrien" qui vit soudain, en mars 2011, des centaines de milliers d'habitants courbant jusqu'ici le dos réclamer pacifiquement dans la rue la liberté. « Un miracle humain », dit - il,  « nous avons contracté soudain le virus de l’espoir qu’une autre vie est possible et que nous étions capables de l’inventer. »

Six ans ont passé. Au miracle a succédé le martyre ;  le dictateur a résisté, torturé, commis des crimes de guerre ; la guerre a fait des centaines de milliers de morts et contraint des millions de réfugiés à l'exil. « La seule raison de cette folie destructrice, explique Mustafa Aljarf, est que les Syriens ont osé faire le printemps dans cette partie aride du monde (...) Leur révolte, dans cette région géostratégique si sensible, a introduit un facteur imprévu menaçant pour les intérêts établis par des puissances régionales comme l’Iran, Israël ou les pays du Golfe (...) L’émergence de ce nouvel acteur aurait aussi pu provoquer des bouleversements géostratégiques pour de plus grandes puissances encore, tels les Etats-Unis, la Russie, la Turquie ou d’autres pays du Golfe. Il s’agit là encore d’une malédiction fatale. »




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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono