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Sur Altermondes.org : et si les salariés devenaient leur propre patron ?


21/04/2016




Sous le titre « Et si les salariés devenaient leur propre patron ? »,  le site de la revue  Altermondes s'arrête sur les expériences des entreprises  sauvées par leur personnel et cela à travers trois articles dont deux, sans surprise, en Argentine où le mouvement est le plus fort.

A Buenos Aires, depuis la faillite de leur entreprise en 2014, des ouvriers de l’imprimerie MadyGraf  assurent aujourd'hui 80 % de la production, sans patron, à salaires égaux, malgré préjugés persistants. L’Argentine compte ainsi près de 350 entreprises récupérées par les travailleurs employant un total d’environ 16 000 personnes. 

Andrès Ruggeri est l'organisateur des rencontres internationales « L’économie des travailleurs » qui permettent aux représentants de ces entreprises d’échanger sur leurs pratiques et difficultés. Dans une interview, il souhaite voir émerger une nouvelle logique économique et sociale.  

Enfin, Altermondes revient sur les ex-Fralib, près de Marseille, qui ont lancé 1336, la marque de thés et de tisanes produits par leur coopérative Scop-TI. 1336, c’est le nombre de jours qu’il a fallu aux anciens salariés de la filiale d’Unilever pour faire plier la multinationale, reprendre l’entreprise et fonder leur coopérative. 

A noter que la revue Altermondes connaît toujours de graves difficultés financières et a donc besoin de soutien. 

 




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Le billet de la semaine

​Régime

Tous au régime, répètent les journaux. Pas pour nous aider à amincir des corps trop débordants l'été venu. Là, c'est trop tard. Non, le régime, c'est la métaphore préférée des médias pour rendre légers les choix brutaux des gouvernants. Au "régime", ou à la « "diète", les collectivités locales, l'État, la Sécu. Ou bien, pour changer : L'État "réduit son train de vie", "se serre la ceinture". Etc. Trop gras, trop gros, que fondent tous ces milliards en trop ! Bien sûr, les médias pourraient titrer sur les victimes de ces régimes à répétition, les mal soignés, les mal logés. Sur les firmes privées qui font du gras sur des services jusqu'ici gratuits. Ou encore sur les immenses besoins non satisfaits. Eloignés du réel, ils soutiennent au contraire par de doux euphémismes les idéologues de l'impôt allégé et de la diète publique.

Michel Rouger

20/07/2017

Nono



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