Vu, lu, entendu... Palestine

Reporter à Gaza : « Je ne me tairai pas »


06/12/2012



Dans une école, une chaise vide... (Photo Caroline Bourgeret)
Dans une école, une chaise vide... (Photo Caroline Bourgeret)
Rue89  a offert le 3 décembre un témoignage fort sur les difficultés et le courage d'un reporter, ces dernières semaines, à Gaza. Caroline Bourgeret décrit en détail les mille problèmes et souffrances que doivent affronter les habitants et aussi ses propores difficultés matérielles et morales tant les critiques voire les insultes tombent par Twitter ou Facebook.
 
« A une prétendue objectivité aseptisée et hypocrite,  répond-elle en conclusion à ses détracteurs, je préfère une honnêteté nue, sans fard et humaine. Je suis payée pour être vos yeux et vos oreilles là où vous ne pouvez être. Est-ce ma faute si la réalité que je rapporte va à l’encontre de certains agendas politiques ?
J’ai été élevée dans une société où la liberté de la presse est sacrée et je n’ai pas choisi de faire ce métier pour abdiquer aujourd’hui devant des intimidations, quelles qu’elles soient.
Si pour rester une journaliste « légitime », il faut falsifier la réalité, alors j’entamerai fièrement une carrière de journaliste illégitime. Je ne me tairai pas. »
 
 
 
 





Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 17 Avril 2014 - 21:01 24 heures à Jerusalem

Jeudi 19 Septembre 2013 - 18:22 Palestine : l'espoir d'Oslo vingt ans après



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono