Vu, lu, entendu... Palestine

Reporter à Gaza : « Je ne me tairai pas »


06/12/2012




Dans une école, une chaise vide... (Photo Caroline Bourgeret)
Dans une école, une chaise vide... (Photo Caroline Bourgeret)
Rue89  a offert le 3 décembre un témoignage fort sur les difficultés et le courage d'un reporter, ces dernières semaines, à Gaza. Caroline Bourgeret décrit en détail les mille problèmes et souffrances que doivent affronter les habitants et aussi ses propores difficultés matérielles et morales tant les critiques voire les insultes tombent par Twitter ou Facebook.
 
« A une prétendue objectivité aseptisée et hypocrite,  répond-elle en conclusion à ses détracteurs, je préfère une honnêteté nue, sans fard et humaine. Je suis payée pour être vos yeux et vos oreilles là où vous ne pouvez être. Est-ce ma faute si la réalité que je rapporte va à l’encontre de certains agendas politiques ?
J’ai été élevée dans une société où la liberté de la presse est sacrée et je n’ai pas choisi de faire ce métier pour abdiquer aujourd’hui devant des intimidations, quelles qu’elles soient.
Si pour rester une journaliste « légitime », il faut falsifier la réalité, alors j’entamerai fièrement une carrière de journaliste illégitime. Je ne me tairai pas. »
 
 
 
 





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Le billet de la semaine

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Etouffant le ramdam, le Président a remballé le statut de Première Dame promis à sa mariée lors de sa chevauchée printanière vers le pouvoir. Brigitte (qui n'a d'ailleurs jamais prétendu au rôle d'un Philip d'Edimbourg, le grand consort anglais) va seulement voir sa Maison étoffée, plus de gens, un super standard peut-être. Pour un emploi familial, tapez 1. Un voisin bruyant, tapez 2. Un chat perdu, tapez 3. Etc. Mais pourquoi donc une Première Dame ? En Allemagne, l'époux d'Angela Merkel cultive un anonymat farouche : le rôle, il est vrai, n'est pas fait pour les hommes. Concrètement, la République n'a-t-elle pas ses médiateurs, ses serviteurs ? Pourquoi les Français, pour réveiller une administration parfois ensommeillée, devraient-ils compter sur l'oreiller de la Moitié ? En fait, il y a là, bien sûr, plus qu'un service rendu. Un symbole. Celui d'un peuple de sujets plus que de citoyens.

Michel Rouger

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