Le billet

Lettre au Père Noël


22/12/2016




« Père Noël, t'es nul. Tu sues sous ton manteau rouge alors qu'il ne neige pas, qu'il ne neigera plus à cause du dérèglement climatique provoqué par tes grosses usines de jouets pour les petits et surtout les grands. Tu sues à transporter tes ballots avec ta bedaine de capitaliste qui fait travailler les enfants. Moi, je sais que c'est maman et papa qui font les cadeaux, pas toi.  Je les ai vus aller sur le bon coin. Je voudrais une vieille robe de princesse et aussi un gros camion jaune : il faut mélanger les genres, dit papa qui a une mère féministe. En fait, si je t'écris, c'est pour faire plaisir aux grands : ils croient beaucoup au Père Noël, ceux qui vont voter Poutou à l'élection présidentielle mais pas seulement. Je t'écris pour qu'ils croient que je crois. A Noël, nous, les enfants, on doit faire plaisir aux grands. » Signé Arlette, 2 ans. C'est fou ce que les enfants d'aujourd'hui sont en avance.

Michel Rouger

Lettre au Père Noël

2016_12_22_lettre_au_pere_noel.mp3 2016 12 22 Lettre au Père Noël.mp3  (1.27 Mo)






Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

​Peste moderne - 19/10/2017

Visionnaire - 12/10/2017

​Murs sanglants - 04/10/2017

​Du Bâtiment - 28/09/2017

Ensemble - 13/09/2017

Réformes - 31/08/2017

Notre Dame de France - 09/08/2017

L'écharde - 03/08/2017

Ça va, chef ? - 27/07/2017

​Régime - 20/07/2017

​Pénible - 13/07/2017

Humanité - 27/06/2017

​Hollanderie - 21/06/2017

Couché - 15/06/2017

Communiquons - 01/06/2017

​Tapis rouge - 18/05/2017

​Marchons - 08/05/2017

​Insoumis, mon ami - 04/05/2017

1 2 3 4 5 » ... 14


Le billet de la semaine

​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono










Newsletter