Vu, lu, entendu... Asie-Pacifique

L'exploitation féodale des cueilleurs de thé indiens


07/11/2014




« Au cours des 12 derniers mois, près de 100 travailleurs du thé de la région de Dooars, au Bengale occidental, sont morts de faim », raconte un reportage publié sur le site Equal Times, que soutient la Confédération syndicale internationale.

« L’Inde, poursuit le reporter,  Sindhu Menon, est le deuxième producteur mondial de thé au niveau mondial après la Chine et l’industrie du thé est la seconde source d’emplois du pays après les chemins de fer (…) Le pays compte plusieurs régions productrices de thé mais c’est dans les quelque 300 plantations du Bengale-Occidental que les salaires et conditions de travail sont parmi les pires, une situation exacerbée par la fermeture récente de six domaines, qui a entraîné la perte de près de 10.000 emplois (…) Les plantations de thé du Bengale-Occidental emploient approximativement 200.000 personnes dont la rémunération tourne autour de 95 roupies (1,50 dollar) par jour. »





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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono