Le blog Liberté Egalité Fraternité

Joseph : "La devise républicaine est notre force, notre espoir"


02/02/2017







L'ENGAGEMENT D'UN ÉLU

L'origine de ce blog remonte à janvier 2016. Jean-René Marsac, député de la 4e circonscription d'Ille-et-Vilaine (Redon) réunit un groupe de travail. L'élu, qui siège depuis 2007 à l'Assemblée, s'arrêtera à la fin de son deuxième mandat en 2017. Il explique ci-dessous le sens de la démarche entamée à cette réunion.


 « Les valeurs de notre République et de notre démocratie sont violemment attaquéesVers de nouvelles formes d'engagement et de dialogue avec nos concitoyens

La situation politique, le terrorisme, la montée de l’abstention et du vote Front National doivent nous amener à réfléchir et à modifier profondément l’activité politique, au-delà des émotions et des commentaires de lendemain d'élection. Outre des reproches réitérés à l’égard des comportements des partis et des promesses électorales non tenues, je perçois à quel point la dérive des campagnes politiques de plus en plus réduites à des opérations de marketing électoral, nous conduit à une cassure de plus en plus grave entre les appareils et les citoyens.
 
Cette réflexion partagée par un petit groupe de travail depuis janvier, m’a conduit à expérimenter dans ma circonscription une autre manière de rencontrer et de parler avec nos concitoyens. Il s’agit particulièrement d’écouter et de renforcer les liens avec ceux qui s'excluent eux-mêmes des lieux de parole et qui ont le fort sentiment de n’être pas entendus. C’est la même intuition que celle de Pierre Rosanvallon qui vise à créer le « Parlement des invisibles » à travers des recueils de paroles, mis en lumière dans des publications et sur internet. Nous venons de lancer une première série d’interviews.
 
La méthode d'interview repose sur des expériences locales, conduites il y a déjà 10 ans ou actuellement en cours : expériences de recueil de mémoire, d’histoires personnelles et d’expression individuelle ou collective. Elle mobilise des journalistes, un groupe de professionnels des histoires de vie, Radio Laser de Guichen, Histoires Ordinaires, des associations et des bénévoles intéressés par cette expérience. Regardons comment développer cette action collective pour aller à la rencontre de ces « invisibles » qui pèsent pourtant à leur manière et à raison sur notre vie démocratique.
 
Pour conduire ces interviews et pour nourrir une journée de réflexion et de partage convivial, le groupe de travail a choisi de partir de notre devise républicaine «  Liberté, Egalité, Fraternité ». Cette devise est un  bien commun ; elle s’inscrit dans une longue Histoire française et elle devrait nous unir, au-delà de multiples différences d’opinion.  Mais est-elle perçue comme une réalité par tous nos concitoyens, au plan personnel et au plan collectif ? Et si elle apparaît comme une phrase d’espoir plus que de réalité, comment est-elle ou pas encore le moteur de l’action individuelle et collective des Français ? Nous avons demandé à chaque interviewé de dire sa relation avec les trois mots de la devise, à travers son histoire  personnelle et à travers ses expériences de la vie en société.
 
Pourtant, dans une société qui doute et dans une période difficile, des citoyens continuent à s'engager et à porter des initiatives qui font vivre les valeurs de notre devise. Comment les mettre plus en valeur et mieux former les jeunes générations à l'esprit d'initiative collective ?
 
Chacun comprend bien que les valeurs de notre République et de notre démocratie sont violemment attaquées sur le plan mondial et très fragilisées dans nos fonctionnements nationaux ; cela exige de chacun d'entre nous, quels que soient ses choix électoraux, de nouvelles formes d'engagement et de dialogue avec nos concitoyens. »





Le billet de la semaine

Les 13 000 de Saidnaya


Tour à tour affligés, amusés, révoltés, nous dévorons les feuilletons de Trump le bouffon et Fillon le cupide. Quand soudain, mardi, une nouvelle fait exploser le cœur et l'esprit. Un « abattoir humain », dit Amnesty. Quel Picasso viendra révéler pour l'éternité ce Guernica syrien dix fois pire que le massacre franquiste ? Qui peindra les 13 000 pendus de Saidnaya ? Chaque semaine, de 2011 à 2015, des gardiens les ont humiliés, torturés puis tués, méthodiquement, à la nazie. Usine de la mort. Banalité du mal. Nous sommes jeudi maintenant : qui parle encore des 13 000 martyrs de Saidnaya ? L'oubli les recouvre déjà au milieu des 300 000 morts de la guerre syrienne. Seuls les réfugiés peuvent encore nous interpeller mais leurs voix sont couvertes par les chiens de Marine Le Pen qu'on laisse trop facilement aboyer.

Michel Rouger

2017_02_09_les_13_000_de_saidnaya.mp3 2017 02 09 Les 13 000 de Saidnaya.mp3  (1.65 Mo)



08/02/2017

Nono




Webdoc "Les 11 de Saint Péran"







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