Vu, lu, entendu... Europe

Jeune, diplômée, corvéable à merci, à Berlin


15/05/2013

Lu sur rue 89, un témoignage édifiant d'une jeune Française, Mathilde Ramadier, qui parle de son expérience du système allemand. « ll faudrait que l’Allemagne cesse d’être un modèle économique parce que le droit du travail est loin d’y être irréprochable », avance-t-elle.




Jeune, diplômée, corvéable à merci, à Berlin
Mathilde a 25 ans et vit à Berlin depuis la fin de ses études. Formée dans des écoles prestigieuses  - l'Ecole Normale Supérieure et à l'Ecole des hautes études en sciences sociale (EHESS) - elle offre une double compétence acquise à l'issue d'un master de philosophie et d'une formation technique de trois ans de graphiste.
 
Son profil intéresse au plus haut point les start up de l'industrie culturelle et elle n'a pas de mal à trouver des emplois passionnants, très qualifiés mais très peu, voire pas payés : stagiaire non indemnisée, travailleuse indépendante rémunérée 500 € brut et devant payer elle-même.
 
Découvrez ce qui se passe à Berlin, au cœur de l'Europe, ICI, sur Rue89  .





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Le billet de la semaine

​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono